Pour le leader du Reform Party, Roshi Bhadain, ciblé par les conclusions de la commission d’enquête sur la vente des actions de Britam, le rapport Domah vient recommander une autre enquête sur un document de Forgery.

Roshi Bhadain compte ainsi recourir à la justice. Une équipe d’avocats travaille sur le dosser afin de contester le rapport devant la Cour suprême.

« Je laisse à la population le soin de se faire ses propres conclusions. Après quatre ans d’enquête, 352 pages demandent de faire une autre enquête que le contribuable mauricien devra payer. Pravind Jugnauth avait institué la commission lorsque j’ai quitté le gouvernement et il voulait démontrer qu’il y avait eu vol et corruption. Aujourd’hui, je dois le remercier, car personne n’a pu démontrer quoi que se soit », a-t-il soutenu.

Pour rappel, quatre ans après l’institution de la Commission d’enquête, le rapport Domah a été déposé au parlement, le mardi 27 juillet.

La commission d’enquête a été instituée en mai 2017 pour faire la lumière sur la vente de Britam, une filiale de l’ex-BAI, au Kenya. La commission devait établir entre autres, la méthode utilisée pour la vente des actions de BAI Company (Mauritius) Ltd et des entités liées à Britam Holdings Ltd (Kenya).

Le rapport de la commission, présidée par l’ancien juge Bushan Domah, qui se tient en 325 pages, cible l’ancien ministre des Services financiers, Roshi Bhadain, son ancien Adviser, Akilesh Deerpalsing, Afsar Ebrahim, Khapre Sandeep et la firme BDO et recommande ainsi que le dossier soit transmis à la police pour des enquêtes sur d’éventuels délits de Forgery ou des infractions sous l’Insolvency Act.

Le leader de l’opposition, Xavier-Luc Duval, condamne également « les attaques injustifiées sans aucune preuve » du rapport de la commission d’enquête.

Par ailleurs, il souhaite que l’ouverture complète des frontière, prévue le 1er octobre, se fasse avec 80% de la population vaccinée afin d’éviter tout risque.