En août, un évènement remarquable a eu lieu dans l’ouest de l’île : la naissance d’une femelle cachalot, Chiho. Cette dernière est « fringante » et « turbulente », décrit Hugues Vitry, président de la Marine Megafauna Conservation Organisation Mauritius (MMCO).

« La naissance d’une femelle cachalot, c’est quelque chose d’exceptionnelle et de grandiose », affirme-t-il.

En effet, la naissance des femelles augmente la possibilité d’accroissement de la population des cachalots. Pour cause, en grandissant, les mâles deviennent indépendants et, après quelques années, ne sont plus résidents de leur lieu de naissance. Tandis que les femelles restent à l’île Maurice pour toute leur vie.

« Un cachalot vit à peu près 70 ans. Donc, perdre une femelle est catastrophique pour nous », confie Hugues Vitry.

Peu d’endroits répondent aux critères requis pour que les cachalots y vivent en permanence. Car ces lieux doivent leur fournir en nourriture, mais également être propices à l’accouplement. « À l’île Maurice, les cachalots trouvent de la nourriture en permanence, ce qui démontre la bonne santé de notre biotope marin », affirme le président de la MMCO.

Hugues Vitry observe qu’en ce moment, beaucoup de sorties sont organisées pour aller admirer des cachalots. Il pointe du doigt certaines infractions puisque, d’après la Tourism Authority Act, « no person shall swim, dive or snorkel with a whale » (Section 8. 1(b)).

Il ne faut pas que les gens dérangent la nature, « surtout la relation mère-bébé », fait ressortir Hugues Vitry. « Pour être respectueux, il faut commencer à respecter les lois », ajoute-t-il, soulignant que chaque opérateur doit être responsable.

A savoir que la MMCO oeuvre à la protection des baleines, tortues de mer et requins dans les eaux mauriciennes. Le Maubydick Project a été lancé en 2011 pour réaliser des études sur ces espèces, et ce, en partenariat avec Megaptera, Blue Water Diving Centre Limited, Label Blue, Longitude 181, Teria and Exagon et Un Océan de vie.