Agences, freelances et influenceurs dans le viseur : 5 % désormais taxé à la source

Le secteur du marketing digital à Maurice pourrait bientôt faire face à un changement fiscal majeur. Dans le cadre du Budget 2025-2026, le gouvernement a annoncé l’élargissement du champ d’application de la Tax Deduction at Source (TDS), soit la retenue d’impôt à la source, à plusieurs services liés à l’économie numérique.

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Cette mesure prévoit qu’une retenue de 5 % soit appliquée aux paiements effectués par une entreprise à toute personne fournissant : des services publicitaires, des prestations promotionnelles, des services d’endorsement, du contenu digital ou des services de marketing sur les réseaux sociaux et autres plateformes électroniques similaires.

Cette mesure vise notamment les créateurs de contenu, influenceurs et autres prestataires de services numériques percevant des revenus à travers leurs activités en ligne. Une taxe de 5 % sera déduite des montants versés pour ces prestations.

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Selon le principe de la TDS, l’entreprise qui paie un prestataire ne versera plus la totalité du montant facturé. Elle devra d’abord retenir 5 % du paiement, somme qu’elle reversera directement à la Mauritius Revenue Authority (MRA), avant de verser le solde au prestataire.

Prenons un exemple concret :
Une marque engage un influenceur pour une campagne promotionnelle sur Instagram pour un montant de Rs 200,000.
Avec la nouvelle mesure :
Rs 10,000 (5 %) seront retenues à la source ;
Rs 190,000 seront versées à l’influenceur ;
les Rs 10,000 seront directement transférées à la MRA.
Cette somme ne constitue pas nécessairement une taxe supplémentaire, mais plutôt une avance sur l’impôt final du prestataire.

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Toutefois, une zone d’ombre demeure : la définition exacte de digital content.
Un simple designer réalisant des visuels pour un client sera-t-il concerné ?
Un vidéaste produisant des reels commerciaux ?
Un journaliste créant du contenu sponsorisé pour une marque ?

À ce stade, le texte budgétaire ne permet pas encore de répondre avec certitude.L’application concrète de cette mesure dépendra largement des directives officielles de la Mauritius Revenue Authority.

Le secteur attend notamment des précisions sur : les seuils éventuels d’application, les catégories exactes de prestataires concernés, le traitement des freelances occasionnels,
et les services purement créatifs ou éditoriaux.

Une chose est toutefois certaine : avec cette réforme, le marketing digital entre officiellement dans le radar fiscal mauricien.

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