- Publicité -

Initiative BoM/EDB : Le SG de l’OCDE à Maurice pour sa première sortie en Afrique

Keynote Address de Mathias Cormann, demain, à la conférence internationale sur le thème Digital Economy and Digital Banking

- Publicité -

Le ministre Padayachy, coprésident de la 8e réunion de haut niveau du Centre

de Développement de l’OCDE se déroulant la semaine dernière à Paris

Les relations entre Maurice et l’Organisation for Economic Co-Operation and Development (OCDE), avec pour finalité un full membership, passent à une étape supérieure. En effet, pour sa première visite en Afrique depuis son installation, le secrétaire général de l’OCDE, Mathias Corman, se déplacera à Maurice.

En effet, demain, il sera parmi les principaux intervenants à l’ouverture d’une conférence internationale consacrée au thème de la Digital Economy and Digital Banking en vue de prospecter les possibilités de soutenir la croissance des économies en Afrique. D’ailleurs, cette conférence, devant se dérouler au Méridien de Pointe-aux-Piments demain et mardi, à l’initiative de la Banque de Maurice (BoM) et de l’Economic Development Board (EDB), avec le soutien de l’Hôtel du Gouvernement, verra la participation et la présence de plusieurs délégations de haut niveau, avec à leur tête des ministres des Finances ou encore de gouverneurs de banques centrales du continent.

Indépendamment des échanges devant être articulés autour du fait que « digital economy proffers an opportunity to the African countries to unleash new pathways for higher and better economic growth, innovation, job creation and access to services and markets », la présence, considérée comme étant high profile de l’OCDE constitue un signal au sujet des progrès réalisés par rapport à la demande d’adhésion de Maurice à cette organisation économique internationale. À cet effet, le secrétaire général, Mathias Cormann, qui effectuera un séjour éclair d’un peu moins de 24 heures, en raison de ses obligations professionnelles, aura des séances de travail avec le Premier ministre, Pravind Jugnauth, et le ministre des Finances, Renganaden Padayachy.

Mais auparavant, devant un parterre de ministres, gouverneurs de banques centrales et hauts représentants d’organisations internationales venant du continent africain, Mathias Cormann partagera sa vision de l’OCDE pour l’Afrique dans le contexte de la transformation digitale lors d’une keynote address à l’ouverture de la conférence. À l’Hôtel du Gouvernement, l’on s’attend également à voir le Special Guest de la Banque de Maurice et de l’EDB revenir sur la coopération renforcée entre Maurice et l’OCDE, tout en abordant les projets à venir.

Pour les besoins des délibérations sur la Digital Economy and Digital Banking, trois panels sont prévus pendant ces deux jours, soit :

The Digital Economy : Opportunities for Africa, avec pour modérateur Admassu Tadesse, President Emeritus et Group MD de TDB, avec pour intervenants le ministre des Finances de la République Centrafricaine, Herve Ndoba, le ministre d’État des Finances d’Ouganda, Henry Musasizi, le directeur de l’OFID, Khaled Al-Zayer, le secrétaire général de l’IORA, Salman Al Farisi, et le secrétaire général de la COI, Velayoudom Marimoutou

Implementation of the OECD Tow-Pïllar Solution avec à la présidence Grace Perez-Navarro, Acting Director du Centre for Tax Policy and Administration de l’OCDE et pour participants le ministre Musasizi, le directeur général de la BADEA, le Dr Sidi Ould Tah, le directeur exécutif du FMI, Régis N’Sonfde, le Solicitor General, Me Rajesh Ramloll, le directeur général de la MRA, Sudhamo Lal et

The Future of Banking, avec pour modérateur le directeur régional de l’International Finance Corporation, Kevin Njiraini, le gouverneur de la Banque centrale du Nigeria, Godwin Emefiele, le gouverneur de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), Jean-Claude Kassi Briu, et le Deputy Governor de Bank Al-Maghrib, Bouzza Abderrahim.

Engagement concret

Pour la cérémonie d’ouverture de demain, outre le secrétaire général de l’OCDE, le Premier ministre, le ministre des Finances, et le Chief Executive Officer (CEO) de l’EDB, Ken Poonoosamy, devront intervenir. Les closing remarks de mardi reviendront à Harvesh Seegoolam, gouverneur de la Banque de Maurice. Auparavant, le directeur général de l’Independent Commission Against Corruption, Navin Beekarry, fera une présentation sur le thème Digitilisation and AML/CFT Challenges.

Depuis 2018, avec le Premier ministre, participant à l’OECD Blockchain Policy Forum, au siège de l’OCDE à Paris et exposant sa vision pour le renforcement de la coopération entre Maurice et l’OCDE, et l’ambition de Maurice d’être membre à part entière de cette organisation, les relations ont gagné en intensité au fil des années. Juste avant le déplacement du secrétaire général en ce début de semaine, Maurice a pu se frayer un chemin sous les arcanes de l’OCDE.

Ainsi, le ministre des Finances, qui participe activement depuis le début de cette année aux échanges et coopérations techniques entre Maurice et l’OCDE, a été nommé coprésident de la 8e réunion de haut niveau du Centre de Développement de l’OCDE, qui s’est déroulée en début de semaine écoulée à Paris. Il a assuré la coprésidence aux côtés du Japon et de l’Islande, de cette instance de l’OCDE, dont Maurice est l’un des 53 membres. Cette séance de travail a coïncidé avec le 60e anniversaire du centre. Les objectifs de développement, transition énergétique et égalité des genres ont été les trois thématiques débattues à cette occasion.

La genèse des relations entre Maurice et l’OCE remonte à la signature en septembre 2018 d’un protocole d’accord (MoU) entre Maurice et l’OCDE. Initialement prévu pour une durée de deux ans, cet accord a jeté les bases d’une collaboration structurée entre l’OCDE et Maurice. Ses objectifs principaux sont de soutenir l’efficacité réglementaire, renforcer davantage la bonne gouvernance d’entreprise et assurer la bonne conduite dans les régions d’Afrique australe et orientale. En septembre 2020, le MoU a été prolongé pour une période supplémentaire de cinq ans, soit jusqu’en septembre 2025.

Entre-temps, le Regional Centre of Excellence en partenariat avec l’OCDE à Maurice a été inauguré le 15 mars 2019 par Renganaden Padayachy, en sa capacité de président de la Financial Services Commission (FSC). Les principaux objectifs du RCE sont de fournir des programmes de renforcement des capacités, de mener des recherches sur des domaines d’actualité et de prodiguer des recommandations sur les normes minimales qui doivent être introduites au niveau de l’Afrique australe et subsaharienne.

D’autre part, en 2021, après de longues années de négociations au niveau international, l’OECD Two-Pillar Solution a été adoptée pour repenser et harmoniser la fiscalité au niveau mondial, notamment au regard du processus de digitalisation des économies. Maurice en a été l’un des premiers signataires. Aujourd’hui, 137 pays en sont partie prenante, dont 22 en Afrique.

Force est de constater que dans le discours du budget 2022-23, le ministre des Finances a déjà annoncé la modification de l’Income Tax Act pour permettre la bonne application de la Global Minimum Tax à 15%. « Cette mesure, tout comme la sortie en octobre 2021 de Maurice de la liste du Groupe d’Action Financière (GAFI), qui est un organe indépendant de l’OCDE, démontre l’engagement concret du gouvernement envers les principes et normes établis par l’OCDE », s’appesantit-on du côté l’Hôtel du Gouvernement en route vers ce membership.

- Publicité -
EN CONTINU

l'édition du jour