Les caméras fixes et mobiles vont rapporter bien moins aux caisses de l’Etat en cette année 2020, car à fin août, ils n’ont flashé que 30 000 fois contre 47 000 fois à la même date l’année dernière. La baisse la plus marquée est celle des caméras fixes qui recule de 39,9 %, ce qui correspond à 11 543 flashes en moins. En effet, les 17 406 contraventions enregistrées au 31 août 2020 contre les 28 949 à la même date en 2019 sont certainement dues à la baisse du trafic routier drastique et une présence policière accrue occasionnée par le lockdown imposé par le gouvernement en mars et avril derniers pour cause de Coivd-19. Un breakdown de ces statistiques sur le plan mensuel nous aurait permis de le confirmer de façon formelle, mais il n’y a, à ce stade, aucune autre raison valable qui aurait pu expliquer cette baisse conséquente des contraventions.

1511 contraventions pour la caméra de Bassin Road

La caméra de Bassin Road à Beaux-Songes localisée sur la route Palma/Flic-en-Flac est celle qui a flashé le plus souvent depuis le début de l’année avec 1806 occurrences. Elle a toujours fait partie des cinq premières les plus rémunératrices pour le trésor public depuis l’installation des caméras fixes. Il est vrai que sa location sur un tronçon propice à la vitesse constitue un « piège » idéal pour les conducteurs pressés ou, le plus souvent, les distraits.

Il est suivi dans l’ordre par le flash de la rue de l’Intendance à côté du Parlement, qui continue à être très actif (1511), celle de Laventure (1160) en région rurale. Les trois autres qui suivent sont sous la barre des 1000 contraventions et sont Pailles (958) et Trianon (885) qui se trouvent sur la M1 en direction de Port-Louis, et Nalletamby, à Vacoas, toujours très active à cause de sa localisation, mais surtout sa vitesse limite de 60 qui est contestable.

Les excès de vitesse verbalisés baissent de 2801 à 1903 par mois

Quant aux contraventions enregistrées par les caméras mobiles et manuelles utilisées par les policiers à travers le pays, elles n’étaient que de 13 226 à fin juillet 2020, ce qui fait une moyenne de 1903 contraventions pour excès de vitesse par mois depuis le début de l’année. Comparativement à 2019, qui avait enregistré au total 33 617 contraventions, la moyenne mensuelle était de 2801 excès de vitesse, ce qui correspond à une baisse de 32%.

Autant dire que pour les excès de vitesse, les policiers munis de radars mobiles ont proportionnellement fait mieux que les radars fixes en 2020, puisqu’ils ont minimisé leur baisse à 32 % contre 40 % aux radars, mais dans l’absolu, les cameras fixes font mieux que les policiers mobiles, puisqu’ils enregistrent mensuellement 3618 contraventions contre 1903 aux radars mobiles.