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A Cité Anoska : ce que racontent les restes d’une partie de beuverie

Dans la bicoque en tôle à Cité Anoska, le temps semble s’être figé. Deux matelas délabrés, des vêtements ça et là et une table basse improvisée sur laquelle reposent un verre et une bouteille de rhum.

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Tout indique qu’une partie de beuverie a eu lieu en ce lieu, où une fillette de 3 ans a été agressée sexuellement, le dimanche 28 juin.

« Il nous a ramené une bouteille de rhum avant de s’en aller pour revenir plus tard », raconte Fleurette Perrine, 33 ans. Cette mère de quatre enfants hébergeait depuis deux mois Sylvia Revat et sa fillette, qui a été hospitalisée avec des blessures aux parties intimes.

Dimanche après avoir bu, Sylvia Revat, un dénommé Mario et Fleurette Perrine auraient pris sommeil sur place. Et c’est Richard Perrine, principal suspect dans cette affaire, qui serait alors venu les réveiller.

« Eh, leve, get disan kot to tibaba get enn kou », aurait lancé ce dernier à la mère de l’enfant, qui saignait des parties intimes.

À Résidence Anoska, certains témoignages indiquent que, dans un premier temps, Sylvia Revat aurait simplement pris une couche pour bébé et son enfant avant de s’enfuir de la maison. Des voisins attestent que la mère prévoyait de donner un bain de sel à l’enfant sans en informer la police.

Fleurette Perrine a déjà été interrogée par la CID de Curepipe dans cette affaire. Elle relate que depuis deux mois elle a accueilli « de bonne foi » Sylvia Revat et ses deux enfants. Et il y a deux semaines, les deux autres enfants de la jeune mère les ont rejoints.

La fillette a été admise à l’hôpital de Rose-Belle. Le rapport du chef du département médico-légal de la police a conclu que la fillette a été blessée aux parties intimes.

Par ailleurs, l’enquête a déterminé que la soeur de la victime, âgée de 9 ans, avait également été victime d’abus sexuels deux semaines de cela. Cette dernière, qui se trouvait chez sa tante à Chemin Grenier, a été prise en charge par la Child Development Unit. Elle aurait incriminé un autre habitant de Résidence Anoska. Ce dernier a été interpellé par la police.

Richard Perrine, qui habite la localité, a été traduit en cour et placé en détention policière. Dans sa version des faits à la police, le trentenaire a donné une toute autre version des faits. Il a soutenu avoir bu avec la mère de la victime la veille des faits depuis la veille et qu’il serait rentré chez lui par la suite.

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