Quelque 400 ouvriers étrangers de la compagnie de BCEG (Beijing Civil Engineering) de Trianon se sont mis en grève hier. Ils sont répartis comme suit: 300 ouvriers bangladeshis, 50 népalais, 30 malgaches et 20 ouvriers indiens.
Les principaux concernés se plaignent du retard dans le paiement de leur salaire, de leur boni de fin d’année, de la qualité de la nourriture, des conditions sanitaires, du non-paiement de leurs congés de maladie et de leurs congés annuels, des déductions non-autorisées dans leurs salaires, de l’absence de ventilateurs dans leurs dortoirs, de la mauvaise qualité de leurs lits et du langage jugé abusif à leur égard lorsqu’ils sont absents au travail. Ces travailleurs, qui ont retenu les services de la Confédération des Travailleurs des Secteur Public et Privé (CTSP), réclament l’intervention du ministère du Travail en vue de remédier à leurs problèmes.
Les ouvriers bangladeshis affirment que leurs contrats de travail ainsi que leurs passeports ne sont pas en leur possession et qu’ils n’ont pas encore touché leurs bonis de fin d’année. Ils affirment également que l’eau potable sent mauvais dans leurs dortoirs. Ils affirment que lorsqu’ils tombent malades, ils doivent se rendre selon leurs propres moyens à l’hôpital. Ces ouvriers affirment aussi que la somme de Rs 1 500 est déduite de leur salaire pour une nourriture qui ne serait pas de bonne qualité. Qui plus est, les travailleurs étrangers avancent que leur titre d’emploi n’est pas inscrit sur leur fiche de paie, tout en alléguant que leurs dortoirs sont exigus et que l’on dénombre huit ouvriers dans une chambre.
Une réunion tripartite a été fixée pour ce mercredi entre les représentants de l’employeur, la CTSP et les représentants du ministère du Travail, afin que la situation se décante. Les ouvriers étrangers se sont rendus au siège du ministère du Travail à Port-Louis pour faire part officiellement de leurs doléances. Ils se sont également rendus au siège de la CTSP à Rose-Hill pour enregistrer celles-ci.
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