Me Azam Neerooa, le représentant du bureau du DPP

Les travaux de l’enquête judiciaire ont été marqués par de nouveaux incidents lors de l’audition de Deepak Bonomally. Après de nombreuses réponses confuses, Me Azam Neerooa, le représentant de l’Office du Directeur des Poursuites Publiques (DPP) devait ainsi à un moment décider d’intervenir devant la magistrate pour déclarer que le témoin « was giving false evidence under oath and that the magistrate should intervene at least to warn the witness ». La magistrate Vidya Mungroo-Jugurnath devait effectivement rappeler au témoin qu’il donnait des réponses confuses, qui « induisent la Cour en erreur », et qu’elle ne tolérerait pas une nouvelle fois de telles réponses. Une de ses réponses concernait notamment la Range Rover portant l’immatriculation AV 2020. Si à Me Neerooa, il avait affirmé ne pas connaître ce numéro, face aux questions de Me Mooroongapillay, il avait donné une différente réponse.

Il y a aussi eu les interventions de Me Rishi Pursem, SC, qui représente Deepak Bonomally, et qui souhaitait que des questions qu’il trouvait « hors sujet » sur le réel but de l’enquête judiciaire soient évitées, évoquant le mandat de la magistrate de se concentrer uniquement sur les circonstances entourant le décès de Soopramanien Kistnen. La magistrate lui a cependant fait comprendre que ces questions « sont pertinentes », car connectées aux circonstances entourant le décès de l’agent du MSM, et qu’au final, quoi qu’il arrive, c’est à elle de décider si les questions posées par les avocats sont autorisées ou pas.

Dernier incident avant la clôture des travaux hier : un accrochage entre Me Neerooa et un avocat représentant Deepak Bonomally, en l’occurrence Me Ganessen Mooneesawmy. Me Neerooa devait en effet informer la magistrate avoir eu vent du fait que Me Mooneesawmy « faisait des signes » au témoin pour qu’il ne réponde pas à certaines questions. Après cette déclaration, une confrontation a eu lieu entre les deux hommes de loi. Après quoi Me Neerooa a informé la magistrate que Me Ganessen Mooneesawmy le regardait « avec un regard menaçant ».

Me Neerooa devait demander à la magistrate de visionner les images des caméras CCTV dans l’enceinte de la salle d’audience pour confirmer s’il y avait bien eu tentative de faire des signes au client, ajoutant que la magistrate n’aurait alors plus qu’à prendre les mesures appropriées.