Agressée à coup de gourdin, non loin de son lieu de travail

Que lui voulait cet individu, qui s’est acharné sur elle? C’est la question que se pose Marlyse

- Publicité -

Ce lundi 29 novembre restera à jamais gravé dans sa tête. Et c’est le cas de le dire avec les nombreux points de suture visibles en plein milieu de son crâne aujourd’hui partiellement dégarni. Heureusement, les médecins de la clinique où elle s’est rendue à deux reprises n’ont pas décelé de fractures. « Il y a des fissures, mais ça ira. Il faut attendre pour voir si j’ai d’autres séquelles. J’espère que non. Ti kapav touye mwa », soupire Marlyse. La femme de ménage âgée d’une quarantaine d’années a été victime d’une violente agression alors qu’elle se rendait à son travail, lundi dernier, à Grand-Baie.

Sous le choc, elle revient sur cet incident qui, comme elle le dit, a failli lui coûter la vie. « Pas conner ki missier là ti pe roder. Linn bâter couma dir li pou touye moi », dit-elle. Montrant ses autres bleus au dos, au cou, au bras, elle raconte: Ce lundi, comme à son habitude depuis bientôt un an, elle descend du taxi-train au rond-point Pavillon à Grand-Baie pour se rendre à son travail. Il faut qu’elle fasse quelque 600 mètres avant d’arriver sur les lieux, non sans avoir emprunté un sentier qui y mène directement.
De loin, elle aperçoit une motocyclette qui attire son attention, car sans propriétaire dans les parages. Si elle se dit que c’est peut-être quelqu’un qui coupe de l’herbe, comme c’est souvent le cas dans la localité, la présence de cette moto sur laquelle est entreposée
« enn bal blanc couma bal la farine » l’intrigue, néanmoins, car en approchant, elle constate qu’il n’y a non seulement personne, mais aussi aucun bruit dans les parages pouvant indiquer la présence de quiconque. Pressée d’arriver sur son lieu de travail, elle continue sa route et dépasse la moto.
Alors qu’elle se trouve à quelque 200 mètres du portail où elle doit entrer, elle est surprise par un individu qui surgit des buissons et saute sur elle. « Monn crier, voler, voler. Mais linn donne moi enn coup lor mo latete ek monn tomber », raconte-t-elle. Et d’ajouter : « Mo ti croire mo pe rêver. Mais letan mo trouv so gourdin pe taper meme, taper mem lor mo latete, lerla mo debate », dit Marlyse. De forte corpulence, elle réussit à repousser l’homme, lui arrachant dans l’action la poche de son polo-shirt et à monter sur le talus menant vers le portail. Entre-temps, les cris de Marlyse attirent l’attention du gardien de là où elle travaille, et voyant arriver des gens, l’agresseur capitule pour prendre ses jambes à son cou et s’enfuir dans la direction opposée. Cela, laissant sur place le sac de Marlyse tombé durant la bagarre. Alors qu’elle essaye de se remettre de cette violente attaque, la jeune femme, tentant de remettre de l’ordre dans ses cheveux en pagaille, constate qu’elle saigne de la tête. « Enn sel cout mo trouv disang pe couler couma dir delo. Depi mo latete ziska mo lebra. Mo linz inn vinn rouz », dit-elle. Avertis, les personnes chez qui elle se rendait pour le travail la conduisent alors à la clinique la plus proche, où on lui effectue une radiographie. Par la suite, Marlyse a déposé plainte à la police de la localité.

«Peut-être qu’il allait me violer»
Si elle n’a pu relever la plaque d’immatriculation de la moto de son agresseur, elle dit pouvoir reconnaître ce dernier, même s’il portait son masque anti-covid. Elle se souvient surtout de ce regard noir qu’il avait. « Couma dir ti ena laraz dans so lizier », dit-elle. Encore sous le choc, elle se demande ce que lui voulait cet individu et pourquoi il a fait preuve d’une telle violence envers elle. « Li ti pe taper pou touyer », dit-elle, expliquant que dans la soirée de lundi, elle a dû à nouveau se rendre à la clinique pour des soins et effectuer un scan pour s’assurer qu’elle n’avait pas de fracture. « Heureusement pena fracture, mais mo ena beaucoup douleur », dit Marlyse qui s’interroge. « Il n’a pas pris le sac, comme-ci ce n’est pas l’argent qu’il voulait. Peut-être qu’il allait me violer, je n’en sais rien, mais je suis traumatisée », dit-elle. Marlyse confie qu’elle a peur pour les autres femmes de ménage qui traversent quotidiennement par ce sentier. « Ce monsieur sait que nous traversons par là. Il a dû nous épier depuis plusieurs jours et, ce lundi, il m’attendait.

J’espère que la police va vite faire son travail et le retrouver. Li pa possible ki dimoun agresser coum sa alors ki zot pe ale rod zot lavie pou zot fami. Ki ti pou arriver si li ti kass mo latet ?

Mo ena deux zenfan », dit Marlyse.

- Publicité -
EN CONTINU

l'édition du jour

- Publicité -