Une étudiante, âgée de 21 ans, habitant Triolet, dit craindre pour sa sécurité après avoir été agressée au cutter le week-end dernier chez elle par son ex-copain (25 ans). Dans sa plainte, rapportée à la police jeudi, elle dit connaître le suspect, qui habite la même rue qu’elle et avec lequel elle sortait depuis 2016, alors qu’elle était encore mineure.
Néanmoins, elle explique avoir décidé de rompre avec son copain, car voulant se concentrer, dit-elle, sur ses études supérieures. Ce que le jeune homme n’aurait pas accepté, car étant toujours amoureux. De fait, il continuait de harceler son ex-petite amie en lui envoyant des messages et en l’appelant sur son cellulaire.
Le 13 août, vers 3h du matin, la victime, qui dormait, s’est soudainement réveillée et a vu le suspect dans sa chambre. Ce dernier était entré par une fenêtre ouverte. La jeune femme dit avoir tenté d’appeler sa sœur, qui dormait dans une pièce à côté, mais le suspect l’aurait aussitôt poussée sur le lit, s’y reprenant à plusieurs reprises, avant de tenter de l’étrangler.
À un moment donné, il se serait saisi d’un oreiller, cherchant à étouffer son ex-copine. Cette dernière dit s’être débattue, mais son agresseur lui aurait mis ses doigts dans sa bouche pour l’empêcher de crier. Après quoi il aurait sorti un cutter de sa poche avant d’en porter un coup au cou de la victime.
Lorsque la jeune fille s’est mise à saigner, et réalisant probablement la gravité de son acte, son ex-copain l’aurait aidée en posant un bandage sur sa blessure. Il a subséquemment quitté les lieux.
Le matin, la plaignante n’a rien dit à ses proches. Néanmoins, sa sœur se doutant que quelque chose s’était passé, celle-ci n’a cessé de questionner la jeune femme, qui a finalement lâché le morceau mercredi. Elle lui a également expliqué qu’elle craignait des représailles si elle dénonçait son ex-copain à la police, car ce dernier habite à quelques pas seulement de chez elle.
La victime a été conduite à l’hôpital du Nord, où elle a reçu des soins. Aujourd’hui, elle dit craindre pour sa vie. D’autant qu’après son agression, le suspect ne cesserait de la harceler au téléphone. La police de Triolet a pris l’affaire en main.

