Le Central CID a arrêté l’internaute Rubina Seetharamadoo après la diffusion d’une vidéo sur Facebook jeudi, où elle a tenu des propos dégradants envers les handicapés. Une équipe s’est rendue à son domicile, à Saint-Pierre, vendredi après-midi. Son cellulaire, qui aurait été utilisé pour faire une Live Video, a été saisi. Par la suite, la suspecte a été emmenée aux Casernes centrales, où la police l’a confrontée à cette bande-vidéo. La police l’a aussi informée que quatre plaintes avaient été enregistrées contre elle jusqu’ici pour infraction à l’Information and Communication Technology Act (ICTA). Les enquêteurs comptent examiner son cellulaire à l’Information and Technology Unit dans les prochains jours. Entre-temps, Rubina Seetharamadoo sera inculpée à la Bail and Remand Court ce samedi.

Ainsi, le travailleur social Ali Jookhun avait porté plainte contre une dénommée Rubina pour avoir tenu des propos graves envers les personnes handicapées dans une vidéo. Celle-ci a été postée sur Facebook jeudi soir, provoquant des larmes chez Uma Sooben, présidente de l’Ong Joie de Vivre et maman d’un garçon handicapé.

On entend l’internaute s’interroger sur le soutien financier du gouvernement aux personnes handicapées et suggérant même que ces dernières devraient être « éliminées ». « Kifer gouvernman bizin donn kas bann andikape ? Zot pa travay zot. Ki zot kontribision dan sa pei-la ? Nou nou biziness pa pe marse, nou pa pe gagn narien », a-t-elle avancé, avant de suggérer que les handicapés « al anba later » et que « bizin elimin zot ».

Ces propos n’ont pas laissé insensibles les internautes, dont certains ont réagi violemment. Uma Sooben, présidente de l’Ong Joie de vivre et maman d’un petit garçon handicapé, n’a pu cacher sa colère et sa tristesse face à cette situation. « Comment peut-on ainsi faire des incitations à la haine, au meurtre, envers les personnes handicapées. J’ai pensé à toutes les personnes avec qui je travaille et à mon petit garçon. Cela me fait de la peine qu’on tienne de tels propos à leur égard. Si la personne a un problème, elle doit chercher des solutions à son problème, et non s’en prendre à des personnes handicapées. »