La commission anticorruption (ICAC) procède ce mercredi 15 juillet à des descentes simultanées suite à la polémique entourant l’acquisition de médicaments et d’équipements de protection sanitaire par le ministère de la Santé durant le confinement lié à la pandémie de Covid-19.

Sont concernés : deux locaux du ministère de la Santé, ceux de la State Trading Corporation (STC) à Port-Louis, le siège du ministère du Commerce à Port-Louis et trois pharmacies, dont celle de Hyperpharm de St-Pierre, qui a bénéficié de contrats de plusieurs millions auprès du ministère et qui fait déjà l’objet d’une enquête de la commission.

Cette affaire d’acquisition sous l’Emergency Procurement a été révélée au parlement par le leader de l’opposition Arvin Boolell, qui a questionné les contrats alloués à Hyperpharm. Le ministre de la Santé, Kailesh Jugatpal, devait indiquer qu’une enquête avait été initiée sur ces transactions.

L’opposition parlementaire a également soulevé les liens de proximité qu’entretiendraient la majorité auprès de ceux ayant décroché les contrats pour l’approvisionnement en médicaments durant le confinement. Le directeur de la STC, Jonathan Ramasamy, a également été pointé du doigt.

En conférence de presse, le ministre de la Santé et celui du Commerce, Yogida Sawmynaden, ont défendu l’allocation de contrats, soutenant notamment avoir dû agir rapidement en période de crise et s’appesantissant sur l’Emergency Procurement.