Jean Dominique Bacoye, Wilson Henry Laviolette et Philippe Petit nient leur implication dans l’agression mortelle de Soochayah Mulliah, dont le corps sans vie a été retrouvé à son domicile le samedi 10 avril.

L’arrestation des trois habitants de L’Escalier a été effectuée peu de temps après la découverte du cadavre de Soochayah Mulliah.

C’est une étrange affaire que doivent élucider les enquêteurs de la Criminal Investigation Division (CID) de la Southern Division. Après avoir découvert le corps sans vie samedi du trentenaire, à son domicile, à L’Escalier, la thèse criminelle est privilégiée. Selon la police, les agresseurs du trentenaire, plus connu sous le sobriquet de Pravin, auraient tenté de maquiller leur forfait en suicide.

Les faits remontent à samedi après-midi, lorsque la police de la localité reçoit un appel concernant un décès survenu à Gangoo Lane. Une fois sur place, les policiers ont alors trouvé la victime, qui vivait seule chez elle, allongée dans la cuisine. L’homme ne respirait plus. Des éléments du SOCO ont alors placé un cordon de sécurité autour de la maison, tout en effectuant des prélèvements à l’intérieur.

Sur les instructions du Dr Maxwell Monvoisin, Principal Police Medical Officer (PPMO), le corps a ensuite été emmené à la morgue de l’hôpital Nehru, à Rose-Belle, pendant qu’une sentinelle montait la garde devant le domicile de la victime. Selon l’autopsie, qui s’est déroulée dimanche après-midi, le trentenaire serait décédé des suites d’une asphyxie par pendaison. Or, à leur arrivée sur les lieux, les policiers n’ont retrouvé aucune corde enroulée autour du cou de la victime. Raison pour laquelle ils ont estimé qu’il s’agit d’un possible cas de “foul-play”.

En enquêtant dans la localité, les policiers ont rapidement appris que le trentenaire avait pris part à une partie de beuverie avec trois autres personnes dans la nuit de vendredi à samedi. Des témoins disent en outre avoir entendu « des jurons ». Ils disent cependant ne pas être intervenus car, selon eux, ce n’est pas la première fois que la victime recevait « des personnes peu fréquentables » à son domicile.

Dans la soirée de dimanche, la police a interpellé trois suspects et une femme, présents à cette partie de beuverie. La suspecte a ainsi raconté aux enquêteurs qu’une dispute avait éclaté entre Pravin Mulliah et ses invités. Et d’ajouter que tous étaient ivres. Cependant, elle affirme ne rien savoir concernant le décès de la victime, avant de conseiller aux enquêteurs de s’enquérir auprès de ses trois autres « amis ».

La police, elle, soupçonne que tous trois seraient impliqués dans le crime. Aussi des prélèvements d’empreintes ont été effectués sur les suspects, à qui il a également été demandé de remettre les vêtements qu’ils portaient le soir du drame. Il était prévu que tous trois soient mis en détention. L’enquête est menée par l’équipe du surintendant Seebaluck.