Photo d'illustration

Quelques planteurs dans la région de l’est de l’île ont reçu la visite de cambrioleurs dans leurs champs, qui ne sont plus sous surveillance avec le confinement. Ces individus profitent donc de la situation pour écouler ces marchandises à un prix élevé sur le marché. « Cela peut être dangereux de consommer des légumes volés, car ils peuvent encore contenir des pesticides », expliquent les Casernes centrales, qui recommandent au public d’effectuer leurs achats chez des planteurs possédant une carte délivrée par le ministère de l’Agro-industrie.

C’est dans la région de l’est que la police a enregistré d’importants vols de légumes. Dans le village de Caroline, un cultivateur de 54 ans a perdu 300 kilos de manioc et 150 kg de piments. Il soupçonne des voleurs d’avoir commis leur forfait dans la nuit, car, chaque matin, il se rend dans son champ. Le préjudice s’élève à Rs 24 000. Dans cette même localité, un autre planteur (47 ans) s’est retrouvé face à un champ vide dimanche. Des malfrats ont volé 150 kg de tomates et 500 concombres prêts à être récoltés. Le montant du vol est estimé à Rs 25 000. Alors qu’à Bramsthan, un planteur a perdu une tonne d’ananas et 200 kg d’arouille pour un montant de Rs 60 000. Entre-temps, un plaignant s’est présenté à la police dimanche pour rapporter le vol de 300 kg de carottes d’une valeur marchande de Rs 24 000.

Consciente de la gravité de la situation, la police compte effectuer des patrouilles régulières près des champs de fruits et légumes. Des véhicules suspects, circulant le soir, seront fouillés. Les Casernes centrales ont aussi donné l’assurance de l’usage des caméras de Safe City à travers l’île pour aider les policiers sur le terrain au cas où quelque chose de louche est détecté. À noter que, lors du premier confinement l’année dernière, un voleur présumé avait été lynché à mort dans un champ de légumes, à Solitude, Triolet. Le propriétaire du champ et ses amis avaient été arrêtés dans cette affaire.