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« Les dérapages survenus à Vallée-Pitot dans la soirée du 7 juin ne sont qu’un malheureux incident résultant du manque de communication des autorités concernées » autour de la levée de la zone rouge établie dans la localité, a déploré un haut gradé de la police, ce lundi 14 juin, lors d’une rencontre avec les forces vives de la localité.

« La communication a quelque peu tardé à arriver jusqu’à nous, et c’est ce qui a engendré la colère des habitants et favorisé de vives tensions. Nous étions toujours postés aux barrages à 19h et nous attendions les ordres », confie un officier affecté au poste de Vallée-Pitot.

Il explique que la situation a vite été maîtrisée par les différentes unités de police déployées sur place ce soir-là. D’ailleurs, aux alentours de 23h, tout était entré dans l’ordre, soutient-il.

Le 24 mai, Vallée-Pitot avait été décrété zone rouge suite à la détection de cas positifs à la Covid-19 dans la localité. Dans un communiqué, le High-Level Committee présidé par le Premier ministre, Pravind Jugnauth, avait indiqué que le statut de zone rouge devait prendre fin le soir du 7 juin.

Toutefois, les choses se sont envenimées car les habitants de Vallée-Pitot n’ont reçu aucune information des autorités concernant la levée des restrictions imposées.

« Dimounn Vallée-Pitot pa abitie fer desord. Finn gagn enn malere insidan ki finn dayer metrize bien vit par lapolis », a fait comprendre, ce lundi 14 juin, le président des forces vives de la localité, Farouk Barahim, également président de Mosque Abou Bakr Siddique de Vallée-Pitot.