Drogue — Pour préjudices subis : Akil Bissessur et sa compagne réclameront Rs 500 M chacun à l’État

La charge provisoire de possession de drogue contre Doomila Moheeputh, la compagne de Me Akil Bissessur, a été rayée devant la Cour de district de Bambous ce 21 août, soit un peu plus d’un an après l’arrestation hautement médiatisée du couple le 19 août 2022 à Palma par la Special Striking Team (SST). Cette décision de la cour intervient après une motion des représentants du bureau du Directeur des poursuites publiques (DPP). Pour ce dernier, il n’y a pas suffisamment d’éléments à charge dans le dossier de la police.

- Publicité -

Akil Bissessur, dans un point de presse organisé après la levée de l’audience, estime que « nous vivons dans un État policier, où le pouvoir n’a pas apprécié que j’aie défendu à titre bénévole certaines personnes ». Et de poursuivre : « Après le “planting of drugs”, ils sont passés au “posting”. Maintenant, il convient de voir si le commissaire de police prendra des avocats du privé pour loger le Main Case contre nous. Je m’attends à tout de la part de ce régime. Je tiens à saluer le DPP et la justice, qui ont fait leur travail. »

Toutefois, Akil Bissessur et Doomila Moheeputh comptent sortir l’artillerie lourde. Ils envisagent ainsi de réclamer, chacun de leur côté, des dommages à hauteur de Rs 500 millions à l’État pour « arbitrary and unlawful arrest ». Cela s’ajoute à une autre affaire logée contre l’État, où ils réclament individuellement Rs 150 millions après que des vidéos intimes de Doomila Moheeputh ont circulé sur les réseaux sociaux.

- Publicité -
EN CONTINU
éditions numériques