Soopramanien Kistnen

Le Directeur des poursuites publiques (DPP) a décidé de rouvrir l’enquête judiciaire instituée pour faire la lumière sur le décès de l’agent MSM Soopramanien Kistnen. Une décision prise alors que l’enquête judiciaire a pris fin le 18 juin dernier. Ce serait en raison de nouveaux éléments révélateurs que le DPP a décidé de rouvrir l’enquête judiciaire afin que la magistrate Vidya Mungroo-Jugurnauth puisse en prendre connaissance.

L’enquête judiciaire avait pris fin le 18 juin dernier, après l’audition de l’ex-ministre du Commerce, Yogida Sawmynaden. De nombreux témoins avaient été auditionnés lors des travaux au tribunal de Moka. Certains témoins qui devaient revenir n’avaient pas été rappelés, soit parce que le tribunal a fini par décider qu’il ne serait pas nécessaire de les rappeler, ou se sont résignés du fait que certains, souffrant après leurs auditions, n’ont cessé de retarder leur nouvelle présence. Le représentant du DPP, Me Azam Neerooa, avait alors confirmé la fin des auditions et la magistrate Vidya Mungroo-Jugurnauth a décidé de donner le clap de fin de l’enquête judiciaire pour présenter ses « findings » ultérieurement.

Toutefois, l’annonce de la réouverture de l’enquête judiciaire vient relancer les débats autour de l’enquête sur la mort de Soopramanien Kistnen. Selon les informations recueillies, c’est un rapport qui n’avait pas encore été remis à la magistrate dans l’enquête judiciaire qui a initié cette réouverture de l’enquête judiciaire par le DPP. Il s’agirait du rapport du Forensic Science Laboratory (FSL) qui contiendrait des éléments « troublants » sur la mort de Soopramanien Kistnen. Le contenu de ce « site report » du FSL, remis au DPP et à la MCIT, fait état de traces de tissus autour des poignets de la victime, ce qui pourrait signifier que la victime avait eu les mains liées. Ce document ainsi que des témoignages qui suivront tenteront une nouvelle fois d’apporter un éclairage supplémentaire sur la mort de Soopramanien Kistnen, dès la reprise des travaux ce mardi au tribunal de Moka. Affaire à suivre.