Une nouvelle séance du procès d’extradition de Jean-Hubert Célérine, alias Franklin, a eu lieu hier devant la Cour de district de Port-Louis, procès présidé par la magistrate Shavina Jugnauth. Une occasion pour la défense de loger une demande de remise en liberté provisoire en faveur du prévenu sous le coup d’une condamnation de sept ans de prison pour trafic de stupéfiants entre La Réunion et Maurice.
Me Yatin Varma, l’avocat de Franklin, se basant sur l’article 10 du traité d’extradition, existant entre Maurice et la France, s’est engagé dans une tentative supplémentaire à cet effet. Cette section stipule que tout suspect, qui fait l’objet d’une procédure d’extradition, ne peut être détenu au-delà de deux mois depuis le début de la procédure d’extradition. Au-delà de cette échéance, le prévenu doit être relâché conditionnellement, sauf si le requérant (le bureau de l’Attorney General) fait état devant la Cour de raisons graves justifiant la détention du prévenu au-delà de deux mois.
Me Yvan Jean-Louis, représentant du bureau de l’Attorney General, s’est opposé à cette motion. Les débats ont été fixés au 23 août .
Par ailleurs, Me Varma a expliqué à la Cour que son client, qui avait précédemment fait état qu’il pourrait consentir à la demande d’extradition des autorités françaises si certaines précisions lui étaient fournies, n’est pas satisfait des assurances fournies par des autorités françaises, vu leur manque de clarté.

