Une mère meurtrie, Sweeta, et son mari choqué, Ram, âgés de 25 et 34 ans respectivement, crient à la “négligence médicale”. Le couple incrimine le personnel de santé du Labour Ward du département de la maternité de l’hôpital de Pamplemousses suite au décès de leur bébé mort pendant l’accouchement.« Zot inn ran mwa mo bebe an de bout, latet enn kote, lekor enn kote », déplore le père choqué par ce drame inattendu. En effet le corps du bébé à été présenté au jeune père dans un sac en plastique.

Dans une vidéo circulant sur la toile, la jeune Sweeta, visiblement désemparée et en larmes demande justice pour son bébé mort à la naissance.

« Pandan ki zot pe ris so lekor ki so likou inn kase. Monn tande kuma mo zenfan so likou inn kase » relate la jeune femme de son lit d’hôpital.

Le drame se dessine avant-hier, lundi 12 avril. Alors enceinte de sept mois, Sweeta a été transportée à l’hôpital pour un accouchement prématuré à cause de son diabète. La jeune femme explique que l’accouchement devait ainsi se faire par césarienne. Jusqu’ici rien ne laissait présager une issue aussi dramatique. Selon son mari, Ram, « tout allait bien mis à part que le fait que mon épouse est diabétique était une source d’appréhension ».

Malheureusement son pressentiment a pris forme lorsque le personnel de l’hôpital est venu l’informer que des complications sont survenues lors de l’accouchement par voie basse, et non par césarienne, comme initialement prévue selon eu, et que son bébé est décédé. Selon la version des employés de l’hôpital, la nouvelle voudrait que le bébé ait été étouffé par son propre cordon ombilical.

Les parents contestent

Ce que contestent les parents qui affirment eux que le bébé a été victime de négligence médicale. Dans cette perspective, le couple a souhaité porter plainte contre le personnel médical. Il s’est tourné vers la police de Piton pour une déposition et celle-ci devait référer l’affaire à celle de Pamplemousses, où leur déposition a été stoppée en cours de route, lorsqu’un haut gradé de cette station de police leur a fait comprendre qu’il fallait aller déposer à Piton plutôt.

A la suite de sa déposition, Ram Ranjeet aurait fait des démarches pour que l’autopsie de son bébé soit enclenchée. Il a été décidé que le médecin légiste, désigné, effectuera son examen post-mortem ce lundi à 18 heures. Il nous revient également qu’au niveau de l’hôpital une enquête a été initiée en interne.

Cette enquête devra établir comment le bébé est décédé et s’il était vraiment en deux parties distinctes ? Est-ce le cordon ombilical qui l’a étouffé ou si c’est l’extraction par les professionnels de santé qui a brisé sa nuque comme déclare la mère de l’enfant ? Pourquoi Sweeta a-t-elle accouché par voie basse alors qu’une césarienne était prévue ?

Quoi qu’il en soit le ministère de la Santé est au centre d’une nouvelle controverse.