Politique — Meurtre de Kaya Kistnen : Bérenger réclame l’identité des ex-enquêteurs de Scotland Yard

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Après les révélations faites au Parlement sur le statut des enquêteurs britanniques recrutés pour faire avancer l’enquête, Paul Bérenger réclame la divulgation de leurs noms, de leurs anciens grades, de leurs rémunérations et des circonstances de leur désignation. Pour lui, les révélations sur ces anciens membres de Scotland Yard soulèvent de nouvelles interrogations sur la conduite de cette enquête.
L’affaire Soopramanien (Kaya) Kistnen, chef agent du leader du MSM, Pravind Jugnauth, demeure un dossier qui appelle des réponses et des responsabilités. Le leader du Fron Militan Progresis (FMP), Paul Bérenger a profité de sa récente conférence de presse pour remettre au centre du débat public les circonstances entourant le meurtre de l’ancien agent du MSM, retrouvé mort il y a six ans. Cette fois, ses interrogations portent notamment sur les experts britanniques sollicités par le gouvernement pour contribuer aux investigations.

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Une révélation intervenue mardi dernier à l’Assemblée nationale a, en effet, changé la compréhension que l’on pouvait avoir de cette mission. Alors que le Premier ministre, Navin Ramgoolam, avait lui-même revendiqué le recours à des experts britanniques – « I’m the one who brought British experts » –, il ressort de sa réponse à une interpellation du député de l’opposition Joe Lesjongard que les enquêteurs concernés ne sont pas des policiers en activité à Scotland Yard, mais d’anciens membres de cette institution aujourd’hui à la retraite. Paul Bérenger maintient que le statut de ces enquêteurs aurait dû être clairement établi dès le départ.
Le leader du FMP veut désormais connaître précisément les personnes qui ont été recrutées pour cette mission, financée à hauteur de 78 000 livres sterling. Il réclame la divulgation de leurs noms, de leurs grades respectifs au moment de leur départ de Scotland Yard, mais également des informations sur les personnes ayant recommandé leur recrutement. Il s’interroge aussi sur les moyens dont disposaient réellement ces anciens enquêteurs. Contrairement à des policiers toujours en fonction au sein de la Metropolitan Police de Londres, ils ne bénéficieraient ni des mêmes ressources techniques ni d’une couverture diplomatique comparable.

À ce stade, les résultats les plus significatifs attribués à ces experts restent notamment la découverte d’un pantalon appartenant au défunt et celle de son deuxième téléphone portable, un appareil qui était demeuré introuvable malgré les recherches effectuées par la police mauricienne. Pour Paul Bérenger, ces éléments ne sauraient toutefois suffire à justifier le manque de réponses sur les nombreuses zones d’ombre entourant le dossier. Il déplore l’absence de suites judiciaires et disciplinaires significatives depuis l’arrivée au pouvoir du gouvernement actuel. Deux ans après le changement de régime, souligne-t-il, aucune sanction, mesure disciplinaire ou arrestation n’a été annoncée en lien avec les responsabilités qui pourraient être établies dans cette affaire. Il soupçonne ainsi l’existence d’un Cover-Up et estime que ceux qui auraient participé à une éventuelle dissimulation doivent répondre de leurs actes.

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La question des images des caméras Safe City le jour de la disparition de Soopramanien Kistnen constitue une autre source d’interrogations. Lors de sa Private Notice Question (PNQ), le leader de l’opposition, Chetan Baboolall, avait fait ressortir que l’identité du policier responsable de ces caméras était connue. Or, le Premier ministre s’est limité à indiquer dans sa réponse que l’enquête était toujours en cours. Il réclame également la publication officielle du rapport de l’enquête judiciaire.

Pour sa part Chetan Baboolall estime que la National Crime Agency (NCA) viendrait régulariser Misie Moustas et la défunte Special Striking Team.
Face à l’accumulation des interrogations et à l’absence de conclusions satisfaisantes, Paul Bérenger préfère désormais parler de « scandale » plutôt que de simple affaire Kistnen.
La conférence de presse a également été l’occasion pour Paul Bérenger de revenir sur la controverse autour de l’éventuelle réduction de 14 à 12 ans de l’âge de la responsabilité pénale des mineurs. Il a critiqué le silence de la Deputy Prime Minister, Arianne Navarre-Marie, également chargée du bien-être et des droits de l’enfant. Le projet, renvoyé devant un Select Committee après la polémique, semble avoir été mis de côté.
En ce qu’il s’agit du National Crime Agency Bill, Paul Bérenger a réitéré son opposition catégorique à cette réforme. « Nous sommes fondamentalement contre la NCA, qui représentera un grand danger pour notre démocratie », dit-il, appelant les progressistes et les démocrates à se mobiliser contre ce projet de loi.
Il estime d’autant plus préoccupant de vouloir accorder au directeur de cette future agence des pouvoirs constitutionnels supérieurs à ceux du commissaire de police, alors que, selon lui, « la police est dans son ensemble malade ». Il s’est toutefois dit prêt à étudier les amendements que le gouvernement compte apporter à ce projet de loi.

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Sur le plan international, Paul Bérenger a accueilli favorablement la victoire de Luiz Inácio Lula da Silva au Brésil, face à l’extrême-droite. Le Brésil étant membre du Global South, une victoire de la droite brésilienne aurait porté un mauvais coup à cette plateforme.
Il s’est également intéressé à la situation politique en Israël, évoquant la progression des votes contre Benjamin Netanyahu, qui a néanmoins remporté le scrutin sans disposer de la majorité.

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