Un électricien (28 ans) de Roche-Bois dit ne pas savoir si ce sont de vrais policiers qui ont mené une fouille chez lui mardi après-midi. Dans une entrée au poste de police de sa localité, il avance qu’il dormait dans sa chambre quand vers 17h30, il a entendu du bruit. Un groupe de personnes comprenant huit hommes et une femme ne lui a pas donné l’occasion de s’expliquer et devait se ruer dans sa chambre.
L’un lui a dit : « Nou ladsu. Nou pou fer lafouy dan lakaz. » Le jeune homme leur a demandé de présenter le mandat de perquisition et de montrer leurs Warrant cards. Selon l’électricien, personne ne lui a montré les documents et les officiers ont refusé de divulguer leurs noms.
L’électricien était confus et ignorait si ces personnes étaient de vrais policiers ou des suspects se faisant passer pour la police. Il a dit que la perquisition s’est déroulée en sa présence, mais sans son consentement. Finalement, rien de suspect n’a été trouvé à son domicile et le groupe est parti.
Le plaignant a inspecté ses effets personnels qui étaient en désordre et il a noté que rien n’a été volé ou endommagé. Cependant, il n’est pas d’accord avec la manière dont cet exercice s’est déroulé et estime que « la police » n’a pas respecté ses droits constitutionnels. Il ajoute qu’il est en mesure d’identifier les « officiers » qui étaient dans sa maison. Le jeune homme compte rechercher un avis légal après cet incident pour décider de la marche à suivre.
Le quartier général de l’Anti Drug and Smuggling Unit (ADSU) confirme qu’une équipe a bien mené une fouille chez cet électricien et que les officiers avaient en leur possession une Search Warrant. Le responsable de cette équipe a fait une entrée dans le Diary Book pour dire que “No drug found” à la suite de cette opération. Cette unité, elle, avance que la perquisition s’est déroulée dans la légalité sans donner plus de précision.
Durant cette même période à Roche-Bois, l’ADSU a appréhendé un coiffeur (21 ans) qui avait en sa possession deux doses d’héroïne. Ce dernier a été relâché sans condition après son interrogatoire. Il fera face à un Main Case pour possession d’héroïne en Cour de Port-Louis

