Bien que le rapatriement des soldats de la Special Mobile Force (SMF), en mission à Rodrigues depuis février, ne soit pas à l’ordre du jour, trois officiers ont été rapatriés le jeudi 18 juin.

C’est à bord du Dornier que ces trois soldats ont quitté Rodrigues en début d’après-midi.

Selon nos renseignements, le rapatriement de ces officiers s’est fait sur un « medical and humanitarian ground ».

Par ailleurs, le ras-le-bol se fait ressentir au sein de l’unité restée bloquée dans l’île. Après près de cinq mois passés dans l’île, ils réclame une date de retour à leur hiérarchie.

« Nous comprenons parfaitement que nous avons une mission ici. Savoir quand nous rentrons au pays serait la moindre des choses », a déploré un officier qui tente toutefois de rester optimiste.

Alors que certains souhaitent revoir leurs familles, d’autres se plaignent des provisions qui n’ont pas été faites pour l’hiver.

« Quand nous sommes arrivés ici, nous étions en été. C’était une mission de 40 jours, et là, nous sommes en hiver. Nous n’avons pas forcement fait de provisions pour l’hiver ».
D’autres, plus sceptiques, laisseront comprendre que « pe get figir pou fer retourne ».

À savoir que la trentaine de soldats avait embarqué pour Rodrigues au mois de février pour une mission de 40 jours. Toutefois, pris de court par la pandémie de la Covid-19 et la fermeture des frontières, ces officiers sont restés bloquer dans l’île. Leur hiérarchie leur aurait fait comprendre qu’ils devraient attendre que des places en quarantaine se libèrent.

Nos maintes tentatives de joindre au téléphone le lieutenant Gungaram, responsable des opérations sur place, sont restées vaines.