Un habitant d’Eau Coulée (40 ans), positif à la Covid-19, s’est évadé d’un centre de quarantaine de l’hôtel La Pirogue à Wolmar vendredi après-midi en compagnie d’un habitant de Dubreuil (32 ans). Las d’être bloqués dans leur chambre, ils avaient décidé de faire un tour dans les environs. Mais vers 17h, lorsqu’ils sont arrivés à Flic-en-Flac, se rendant en direction de Cascavelle, deux policiers de localité, en patrouille en 4×4, ont vu les deux hommes. Ces derniers se comportant de manière suspecte, les policiers leur ont demandé les raisons de leur présence en cette période de confinement partiel.

Le quadragénaire et son ami ont alors admis avoir pris la fuite du centre de quarantaine de La Pirogue en escaladant un mur. Aussitôt, les policiers les ont embarqués pour le centre, où ils ont rencontré le responsable du personnel de santé. Le médecin a identifié les deux hommes et a confirmé n’avoir jamais signé leur décharge. Après quoi les fuyards et les deux policiers ont tous subi un test PCR. Résultat : celui du quadragénaire s’est révélé positif.

Transférés à ENT

Aussitôt, des dispositions ont été prises pour leur transfert à l’hôpital ENT, Vacoas, alors qu’une équipe du ministère de la Santé a pris charge les deux enfants du patient positif, âgés de 8 et 13 ans, se trouvant dans le même établissement. L’habitant de Dubreuil a été testé négatif et a été placé en isolement au Vacoas Detention Centre, où il devra encore subir d’autres tests, car ayant été en contact avec son ami positif.

Quant aux deux policiers, ils n’ont pu reprendre du service au poste de police. Les officiers du ministère de la Santé leur ont en effet communiqué le résultat du patient positif et, de ce fait, ce sergent et ce constable ont été conduits au centre de quarantaine de l’hôtel Preskîl, à Mahébourg.

À noter que les deux fuyards seront ultérieurement inculpés pour le délit « breach of Quarantine Act ».La confirmation de la libre circulation d’au moins un cas positif dans ce village côtier à l’Ouest suscite de vifs émois au sein de la communauté des habitants autour de cette absence flagrante de contrôle.

À cela vient s’ajouter le spectacle traumatisant du cortège officiel du transfert de personnes placées dans les hôtels transformés en centres de quarantaine et avec sirènes des motards et des ambulances à fond.