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Le bras de fer à distance entre le Mauritius Turf Club Sports and Leisure Ltd et la Gaming Regulatory Autority continue. L’instance régulatrice est revenue à la charge avec une correspondance adressée au Chief Executive Jérôme Tuckmansing en réponse aux lettres datées du 29 mars et d’un courriel de Mike Rishworth deux jours plus tôt pour expliquer le retard ou plutôt la non-livraison à ce jour d’une licence à l’organisateur des courses, qui souhaite un grand départ 2021 le 24 avril. Dans ce document, la GRA a rappelé que le MTCSL ne s’est pas soumis à toutes ses exigences jusqu’ici, soulignant que the MTCSL is delaying matters with respect to the horse-racing organiser licence, renvoyant ainsi la balle dans l’autre camp.

Visiblement, certains points dans ce débat sont insignifiants et ils n’ont été soulignés que dans le but de tenter de donner plus de proportions à la situation actuelle, tout en faisant abstraction de l’essentiel. En regardant de plus près les conditions attachées à l’obtention du permis d’opération, la question que l’on se pose est : est-ce à la GRA de tout réglementer au niveau des opérations du MTCSL ? S’il est de son droit de s’intéresser à la composition de son conseil d’administration, par contre, est-ce dans ses prérogatives de s’assurer du transfert d’un nombre suffisant d’employés du MTC au MTCSL afin de pouvoir organiser les courses et que leur consentement soit prouvé ou encore que les arrangements nécessaires pour l’utilisation des locaux du MTC, dont le centre d’entraînement de Guy Desmarais, ont été faits ? Avec plus de 200 ans d’expérience, il faut se rendre à l’évidence que le MTC constitue la structure locale la mieux placée en ce qu’il s’agit de l’organisation des courses à Maurice actuellement et qu’il serait plus judicieux de le laisser faire son travail, mais de le rappeler à l’ordre en cas où il opère en dehors du cadre légal imposé dans la Companies Act.

Une des choses qui interpellent, c’est que cette lettre de la GRA, tout comme les précédentes de cette instance, a été publiée sur les réseaux sociaux tard dans la soirée avant même que les bénéficiaires n’en aient accusé réception. On peut penser que ces informations ont été fuitées intentionnellement afin de susciter une réaction de certains internautes avant même que les principaux concernés n’aient eu le temps de donner des éléments de réponse. Le but étant d’attaquer Jean-Michel Giraud en le lynchant sur la place publique et en essayant de montrer son incapacité à gérer la situation et de respecter ses ecv ngagements par rapport au calendrier proposé aux entraîneurs et aux propriétaires, car
on sait que ce n’est pas quelqu’un avec lequel on peut négocier.
Menace de sanctions

Dans cette missive, la GRA évoque par rapport aux déclarations de Giraud que these untrue statements are causing prejudice to the Autority by giving the false impression that the Autority is delaying matter when the delays arise from the side of MTCSL. Elle menace même de sanctions un peu à la manière de faire dans le Parlement actuellement si le président du MTC ne revient pas sur ses propos. «In the circumstances, the MTCSL and Mr Giraud are hereby requested to forthwith cause the incorrect statements to be publicly and unequivocally retracted, falling which the autority reserves all its rights to act as it may be advised. You are reminded that under the GRA act, every officer of a licensee must be a “fit and proper” person », peut-on lire au paragraphe 12.

Par rapport à la question de PEP de Giraud, la GRA a encore cherché la petite bête, évoquant que le principal concerné n’a pas fait de déclaration personnelle en écrit «on his alleged non-involvement in political matters», alors que c’est à la GRA de démontrer qu’il est une PEP, et que la lettre ne porte pas sa signature.

Commentant sur le combat contre l’illegal betting, la GRA a remercié le MTCSL pour ses suggestions et elle a noté qu’il n’y a aucune indication des efforts qui seront faits par le MTCSL pour conscientiser le public de l’effet du pari à credit sur cette industrie et des actions qui seront prises par rapport au credit betting dont a fait état Jean-Michel Giraud. La GRA a confirmé le transfert de la Police des Jeux sous sa supervision en espérant que cela aura un impact positif dans ce combat.