(Photo by Charly TRIBALLEAU / AFP)

Le Japon va sortir de l’état d’urgence imposé depuis juillet à une partie du pays face à la pandémie, a annoncé mardi le Premier ministre Yoshihide Suga, alors que la situation sanitaire connaît une nette amélioration depuis quelques semaines.

Les mesures de restrictions actuelles, qui consistent surtout à demander aux bars et restaurants de fermer plus tôt et de ne pas servir d’alcool et aux organisateurs d’événements de limiter le nombre de spectateurs, avaient été mises en place mi-juillet, avant les Jeux olympiques de Tokyo-2020.

Etant donné la baisse des cas quotidiens de Covid-19, ce dispositif, actuellement en vigueur dans 19 des 47 départements japonais, ne sera pas prolongé au-delà de son terme prévu jeudi, a annoncé mardi M. Suga.

« Grâce aux efforts de chacun, le nombre quotidien de nouvelles infections (au niveau national, NDLR), qui dépassait les 25.000 mi-août, est descendu hier à 1.128 », a-t-il annoncé lors d’une réunion ministérielle.

« Le taux d’occupation des lits d’hôpitaux dans tout le pays est descendu sous les 50% » et « le nombre de personnes en état grave a connu un pic début septembre et continue à diminuer », a-t-il ajouté.

Un autre régime de mesures moins contraignantes que celles de l’état d’urgence, qui concerne huit départements supplémentaires, prendra également fin jeudi.

De plus en plus d’établissements avaient cependant déjà cessé d’observer les mesures, estimant que les compensations financières offertes par les autorités étaient insuffisantes pour rester à flot.

Le Japon a été relativement épargné par la pandémie comparé à d’autres pays, avec quelque 17.400 morts recensés officiellement depuis le début de la pandémie.

Mais le système hospitalier a été rudement mis à épreuve par plusieurs pics de contaminations, aggravés par le variant Delta, plus contagieux.

Le programme japonais de vaccination anti-Covid, après des débuts très laborieux, s’est accéléré ces derniers mois, et plus de 58% de la population nippone est désormais totalement vaccinée.

M. Suga, sévèrement critiqué pour son action jugée insuffisante face à la pandémie, bat des records d’impopularité et a renoncé à se représenter à la tête du Parti libéral-démocrate (PLD) au pouvoir au Japon.

Un vote interne doit départager mercredi les quatre candidats à sa succession. Le vainqueur deviendra de fait Premier ministre et mènera le PLD aux élections législatives qui doivent avoir lieu d’ici novembre.