(Photo by BERTRAND GUAY / AFP)

Orly, l’emblématique aéroport du sud de Paris, va sortir vendredi de près de trois mois de sommeil forcé avec un premier vol commercial à 04H00 GMT à destination de Porto, signe d’un lent redémarrage du trafic aérien après une paralysie quasi-totale sous le choc du Covid-19.

A partir de vendredi, quelque 25 destinations seront desservies au départ d’Orly avec environ 70 décollages et atterrissages par jour -contre 600 en moyenne en temps normal- vers les Antilles, La Réunion, l’Italie, l’Espagne, le Portugal, l’Islande, la Croatie, la Guyane mais aussi des vols intérieurs.

Environ 8.000 passagers y sont attendus vendredi -soit moins de 10% du trafic habituel de 90.000 passagers en moyenne par jour- sur l’aéroport centenaire.

Les vols commerciaux avaient cessé le 1er avril, en raison de l’effondrement du trafic aérien sous l’effet des fermetures de frontières pour limiter la propagation du virus.

Le trafic évoluera à partir du début juillet en fonction notamment de l’ouverture ou non des frontières par le Maroc, la Tunisie et l’Algérie.

« On a une crise qui est extrêmement brutale et qui est longue et surtout on se prépare à un redémarrage qui va être un peu lent, pour ne pas dire extrêmement lent », a prévenu Alain Battisti, le président de la Fédération nationale de l’aviation marchande (Fnam).

Sur le plan de la sécurité sanitaire, plus de 7.000 affiches et autocollants pour marquer la distanciation physique ont été apposés dans l’aéroport par son gestionnaire ADP ainsi que 150 distributeurs de gel et 137 plexiglas installés sur tous les comptoirs d’accueil, banques d’enregistrement et d’embarquement.

Une caméra thermique a été installée à l’arrivée pour prendre la température des voyageurs et détecter d’éventuels cas de contamination par le coronavirus.

En 2019, Orly a accueilli 31,9 millions de passagers essentiellement sur des vols dits de « point à point », de Paris vers la province, la Corse, l’Outre-mer ou encore l’Europe du Sud et le bassin méditerranéen.

40% de son trafic était porté par des compagnies low-cost.

L’Association internationale du transport aérien (Iata) table sur un retour du trafic au niveau de 2019 pas avant 2023.

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