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Les aéroports français ont connu une « catastrophe » en 2020 avec une chute de la fréquentation de 67,3%, un choc qui a néanmoins été plus ou moins violent selon les régions a annoncé mardi l’Union des aéroports français (UAF).

Les équipements aéroportuaires du pays ont accueilli 70 millions de voyageurs l’année dernière contre 214 en 2019, a précisé l’UAF lors d’une téléconférence de presse.

L’effondrement de l’activité des aéroports parisiens, qui concentrent 51,9% du trafic du pays a été plus fort que la moyenne à Roissy-Charles de Gaulle (-70,8%), principale porte d’entrée des voyageurs en provenance de l’étranger.

Bénéficiant d’avances de 300 millions d’euros en 2020 et 250 millions en 2021 afin de prendre en charge leurs dépenses liées à la sécurité et à la sûreté, les aéroports ont aussi pu compter sur les mesures d’activité partielle, mais la crise s’est déjà traduite par une suppression de 10% de leurs effectifs.

Si les aéroports français ont réduit leurs coûts au maximum, les charges fixes représentent 80% du total, a souligné le président de l’UAF Thomas Juin: « les pertes de chiffres d’affaires se chiffrent en milliards d’euros ».

L’UAF espère un début de reprise à l’été, rendue « plus optimiste » par l’arrivée prochaine d’un passeport sanitaire européen, qui pourra permettre de lever des mesures de quarantaine.