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Le gouvernement de Boris Johnson secoué par un nouveau scandale sexuel

Un membre du gouvernement du Premier ministre britannique Boris Johnson, chargé de la discipline parlementaire des députés conservateurs, a démissionné après des accusations d’attouchements sur deux hommes, nouveau tourment politique pour le dirigeant déjà affaibli par les scandales.

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Dans une lettre de démission datée de jeudi, le « whip » en chef adjoint, Chris Pincher, reconnaît avoir « beaucoup trop bu » et présente des excuses pour s’être « couvert de honte, (lui) et d’autres personnes ».

Selon plusieurs médias britanniques, l’élu conservateur de 52 ans a procédé à des attouchements sur deux hommes dont un député dans un club privé du centre de Londres, le Carlton Club, mercredi soir, entraînant des plaintes auprès du Parti conservateur.

S’il a démissionné de sa fonction de « chief whip » adjoint, Chris Pincher reste toutefois député, ce qui a déclenché des appels à son exclusion du parti et à une enquête interne.

« Il est hors de question que les conservateurs ignorent une agression sexuelle éventuelle », a tweeté Angela Rayner, la numéro 2 du Parti travailliste, principale formation d’opposition.

« Boris Johnson doit maintenant dire comment Chris Pincher peut rester député conservateur », a-t-elle ajouté, déplorant une « totale dégradation des normes de la vie publique » sous le Premier ministre.

Nommé en février, Chris Pincher avait déjà démissionné comme « whip junior » en 2017, accusé d’avoir fait des avances sexuelles à un athlète olympique et potentiel candidat conservateur aux élections.

Cette affaire s’ajoute à une série embarrassante d’autres affaires à caractère sexuel pour le parti au pouvoir ces derniers mois.

Un député soupçonné de viol, non nommé, a été arrêté puis libéré sous caution mi-mai, un autre a démissionné en avril pour avoir regardé de la pornographie à la Chambre sur son téléphone portable en avril, et un ancien député a été condamné en mai à 18 mois de prison pour l’agression sexuelle d’un adolescent de 15 ans.

Le gouvernement de Boris Johnson a également été secoué par des scandales comme celui des fêtes organisées à Downing Street malgré les restrictions anti-Covid durant la pandémie, qui ont valu au dirigeant de faire l’objet d’un vote de défiance par son propre camp, auquel il a survécu de peu.

Il a déjà payé cher ces affaires dans les urnes, les conservateurs ayant été sèchement battu lors de deux élections partielles en juin.

-AFP

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