In this file photo taken on May 1, 2019, WikiLeaks founder Julian Assange gestures from the window of a prison van as he is driven out of Southwark Crown Court in London, after having been sentenced to 50 weeks in prison for breaching his bail conditions in 2012. - Swedish prosecutors said on May 13, 2019 they were reopening a 2010 rape investigation against WikiLeaks founder Julian Assange. (Photo by Daniel LEAL-OLIVAS / AFP)

Le ministère américain de la Justice a renforcé mercredi ses accusations contre Julian Assange, en présentant de nouveaux éléments selon lesquels il aurait recruté des pirates informatiques et conspiré pour procéder à des intrusions dans des ordinateurs, notamment ceux d’un pays de l’Otan.

Ces nouvelles accusations viennent soutenir celles qui ont déjà été formulées et ne s’ajoutent pas aux 18 chefs d’accusations pénales auxquels le fondateur de WikiLeaks doit déjà faire face aux Etats-Unis, précise le ministère dans un communiqué.

Selon ces nouvelles accusations, Julian Assange aurait notamment conspiré avec des membres des groupes de hackers LulzSec and Anonymous. Il aurait également obtenu « un accès non autorisé au système informatique gouvernemental d’un pays de l’Otan », selon le ministère.

La justice britannique doit reprendre le 7 septembre l’examen de la demande d’extradition de M. Assange vers les Etats-Unis, reporté en raison de la pandémie de coronavirus.

Ce dernier est poursuivi aux États-Unis pour avoir diffusé à partir de 2010 plus de 700.000 documents classifiés sur les activités militaires et diplomatiques américaines, notamment en Irak et en Afghanistan.

Les Etats-Unis reprochent à l’Australien, âgé de 48 ans, d’avoir mis en danger des sources des services américains. De leur côté, ses avocats dénoncent une procédure politique fondée sur des « mensonges.

WikiLeaks a estimé mercredi sur Twitter que ces nouvelles accusations constituaient « une nouvelle tentative pathétique du ministère de la Justice pour tromper le public ».

M. Assange est actuellement emprisonné à la prison londonienne de haute sécurité de Belmarsh. Il a été arrêté en avril 2019 après avoir passé sept ans reclu à l’ambassade d’Equateur à Londres où il s’était réfugié après avoir enfreint les conditions de sa liberté sous caution, craignant une extradition vers les Etats-Unis.

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