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40 ans de la fête de la musique : un « avenir brilliant » malgré le Covid

Regge, pop, classique, jazz ou rock joués par des pros ou amateurs en villes, villages et lieux inattendus ont vibré mardi pour la Fête de la musique, comme chaque 21 juin depuis 40 ans.

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Après deux années d’isolement, de séparation, de confinement, de reprise lente à la culture et aux artistes dont on célèbre aussi les retrouvailles, la fête de la musique, d’une idée de Jack Lang, est devenue et un rendez-vous désormais exporté à travers le monde entier.

Sous le soleil de midi le mardi, 21 juin, au Victoria Urban Terminal, à Port-Louis, bon nombre de personnes ont fait le déplacement ou ont simplement profiter de leur pause déjeuner pour apprécier de la bonne musique lors d’un concert en plein air.

L’occasion de discuter avec Florian Roussety et AnneGa, qu’on ne présente plus, invitée à faire vibrer la foule en manque de bonne musique, sur l’importance et l’évolution de la musique en temps de pandémie.

Une fois sa prestation terminée, Florian Roussety partage quelque mots sur sa passion. Sans détour, il pense que la musique est quelque chose de spirituelle avant tout. « C’est ce que tous le monde a besoin et il faut la célébrer. Car c’est plus que des rassemblement, il faut lui donner son importance et reconnaitre sa place dans notre société et à travers le monde », a expliqué l’artiste.

Pour AnneGa, la musique apporte de la magie et de bonheur dans le quotidien de gens.

« Je pense que la musique est dans la vie de tout un chacun pour célébrer les joies et les peines. Je suis à 100% pour qu’il faut qu’il y est de la musique qui joue dans tous les coins de l’île et du monde 24/7 », confie AnneGa.

Le streaming, une alternative privilégiée ?

Les plateformes de streaming, comme spotify, ont d’ailleurs été beaucoup privilégiées durant la pandémie. Mais est-ce une option durable ? À cette question, Florian Roussety considère que cela vient répondre à un besoin chez les artistes.

« Il faut s’adapter à la situation. Cela peut se faire en parallèle mais en présentiel, c’est beaucoup plus intense. Donc, je privilégie peut-être pas mais en parallèle oui », soutient-il.

AnneGa, quant à elle, indiqur que ce fut une option deux ans de cela lorsque le covid venez de faire son apparition. Elle ajoute qu’aujourd’hui le monde s’est ouvert davantage aux festivals.

« C’est le moment d’ouvrir et d’arrêter de mettre a l’égard le monde culturel. Les artistes ont besoin de vivre et d’exercer leur metier. Cela fait deux ans et demi qu’on a fait des concessions ainsi que des sacrifices. Aujourd’hui, je ne suis par pour le streaming », affirme AnneGa.

L’avenir de la musique à Maurice

En ce qu’il s’agit de l’avenir de cet art, Florian Roussety souligne que Maurice a encore pas mal de chemin à faire en termes de revendication au niveau de la promotion des arts de de la reconnaissance du statut d’artiste, qui serait un gros pas.

« Avec l’évolution et la technologie, on retrouve aussi d’autre moyen afin de monétiser et de rendre l’art vivant afin que cela soit soutenable et encore plus valoriser pour les artistes », indique Florian Roussety.

AnneGa souhaite, pour sa part, que les artistes persévèrent malgré tous les obstacles et puissent se « détacher de Maurice » pour faire briller le pays à l’international.

Donc l’avenir est toujours brilliant si on fait confiance à son coeur et en qui on est. Just go for it », conclut la jeune artiste.

« Besoin de fêtes »

Dire que les jours précédant la première édition en 1982, Jack Lang, initiateur de la manifestation, avait « le trac » de sa vie.

« On avait dit aux gens Allez-y, sortez, appropriez-vous la musique dans les rues, mais on craignait qu’ils restent planqués chez eux. Mais ça a marché », se souvient celui qui avait été nommé ministre par le président François Mitterrand (1981-1995) après l’arrivée des socialistes au pouvoir en 1981.

« La première année, en 1982, ce ne fut pas un grand succès, mais les gens ont joué le jeu et dès 1983 c’était vraiment parti », décrypte Jack Lang.

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