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ARTS PLASTIQUES : Armand Gachet , paysages en élévation

Paysages en vastitude, habités, sans bornes : les acryliques et huiles de Armand Gachet, aussi connu comme Gaura Gopal das, sont narratives, racontant des scènes de la vie avec d’étonnantes connaissances de l’histoire de l’art, de l’architecture, de l’ésotérisme, des textes védiques. Les tableaux d’Armand présentés ici respectent les lignes géométriques, la maîtrise des proportions. Artiste autodidacte, ce natif de Rivière-Noire a d’abord étudié le graphisme avant de faire de l’illustration, de la décoration intérieure et d’autres activités créatives. Armand Gachet est aussi le bassiste du groupe Crossbreed Supersoul, groupe de rock mauricien fondé en 2004. Il est aussi à l’aise avec les percussions qu’avec les instruments traditionnels indiens. Artiste pluridisciplinaire, on s’en serait douté, son oeuvre pictural relève à la fois de l’art conceptuel et du figuratif. Il est évidemment dans le figuratif lorsqu’il crée de nouveaux contextes sur commande pour les hôtels et autres domaines. Si sa famille artistique est bien, comme il le revendique, le cubisme ou le futurisme, le resort créatif du peintre qu’est Armand repose essentiellement sur les associations de formes et rebondit grâce aux couleurs. Le peintre qu’on vous présente ici (selon un choix de tableaux realisés à une période de maturité et avec lesquels il se sent parfaitement à l’aise) explore les passerelles de peinture et de lumière avec beaucoup de joie et en s’appuyant sur la culture védique (Armand a vécu plus d’un an dans un Ashram et a étudié les textes de la tradition védique). Il n’est pas étonnant de l’entendre dire qu’il commence un tableau par des lignes géométriques et respecte les lois de la composition chez les anciens. Suivant les voies spirituelles, il respecte également les “proportions divines” et declare que ce qui lui importe ce sont les compositions, l’équilibre des formes, soutenus par les couleurs reléguées sur un plan secondaire. Ainsi, Armand crée d’infimes plaines, verticales ou horizontales, petites ou grandes, cela n’a pas d’importance tant la diversité et l’immensité constituent son art. Son geste en peinture n’est pas vraiment un élan du corps mais concentration, silence puis offrande à Krishna. Car Armand essaie de développer une relation réelle avec Dieu à travers la musique ou l’acte de peindre. Fidèle à son île natale, fidèle aux bleus, aux rouges, il creuse des sillons et ne cesse de s’ouvrir à sa voie intime et mystique. Peu de couleurs pour ce peintre qui creuse la maîtrise des lignes géométriques. A l’abstraction où il est venu lentement, il garde dans certaines toiles l’essentiel diminuant les formes et le graphisme. Dans d’autres toiles, son intérieur de creation respire en rouge (Color Splash, Dad, why is the sky red? Red Splatter, Rempart Red). Peinture des lointains, discrète, elle n’a qu’un but qui tient de l’ultime et du don à Dieu. On est dans l’extrême pudeur chez Armand. Pas d’excès, une fascination secrète dans les portraits et les paysages. Sous les formes et dans le desert des couleurs, parfois une coulée lente, des figures féminines ou masculines étalées. Parfois rien que l’art de bien utiliser les choses et un essentiel mis à nu. Armand ne cesse d’étreindre les choses. Le haut et le dedans se mêlent sans cesse.?Peinture d’élévation, dira-t-on.

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