Teïssen Chettiyar, Vicky Reygrobellet et Mathieu Duez, trois étudiants en licence des métiers de la communication à la MCCI Business School, ont choisi d’accompagner l’atelier Mo’Zar en mettant au point un projet de communication avec comme fil conducteur une stratégie bien définie pour améliorer leur présence sur les réseaux sociaux tout en rappelant le combat de cette ONG qui fêtera bientôt ses 25 ans. C’est ainsi qu’est né le concept sous forme de projet Get Mo’Zar . L’atelier Mo’Zar combat l’exclusion sociale, et la phrase d’accroche Get Mo’Zar est utilisée pour résumer leur combat, qui se conjugue contre les préjugés.

Teïssen Chettiyar, Vicky Reygrobellet et Mathieu Duez ont chacun un rôle bien défini au sein de l’atelier Mo’Zar . Mathieu Duez se charge de tout ce qui est en rapport avec les projets sociaux et la planification des publications. Vicky Reygrobellet, pour sa part, veille au rendement de la qualité du travail technique sur les différents documents et actions entreprises alors que Teïssen Chettiyar s’occupe à la fois des relations publiques et du travail de texte sur les différentes publications, en français et en kreol. Pour lui, l’idée est d’aider et de structurer ce concentré de créativité ainsi que le combat contre l’exclusion sociale de manière simple qui peut se résumer en une phrase : Get Mo’Zar . « Mais dans l’opérationnel, nous travaillons en étroite collaboration avec la directrice de l’atelier Mo’Zar, Valérie Lemaire, Clyde Augustin, le président, et la MCCI Business School en collaboration avec l’université de La Réunion ainsi que les tuteurs Désiré Eléonore et Mikael Gujadhur », laisse entendre Teïssen Chettiyar.

L’atelier Mo’Zar combat l’exclusion sociale à travers la musique. D’où l’idée de Teïssen Chettiyar, Vicky Reygrobellet et Mathieu Duez de mettre en place le projet Get Mo’Zar. Combattre l’exclusion est la grande quête de ces trois amis. Get Mo’Zar signifie aussi : « Regarde mon art, écoute ma musique et ne juge pas au physique. » Pour expliquer le concept, Teïssen Chettiyar dira que Get Mo’Zar est aussi une phrase d’accroche qui résume bien ce combat et, relate-t-il, l’idée a germé lors d’une rencontre avec Valérie Lemaire, la directrice de Mo’Zar. À la recherche d’une phrase percutante pour la mise en place de leur projet, Teïssen a choisi tout de go de faire un jeu de mots en disant Get to Zar. De là, poursuit-il : « On a voulu en faire un slogan valorisant en poussant plus d’un à la réflexion d’arrêter de juger. Pour nous, le combat de l’exclusion signifie aussi que derrière chaque personne se cache une beauté artistique. La phrase reprend parfaitement le combat contre l’exclusion sociale mais il faut aussi savoir que José Thérèse, il y a sept ans de cela, avait parlé du “zar” qui signifie la manière d’être, la dégaine, dans le langage mauricien. Et aujourd’hui, nous avons simplement donné un sens à tout cela. »

Il y a eu aussi cette période de confinement entraînée par la Covid-19 qui a beaucoup perturbé les “Mozariens”. Mais pour Teïssen Chettiyar, la plupart l’ont bien vécue. Quant aux étudiants, ils ont eu droit à des cours en ligne. Et Teïssen Chettiyar d’ajouter : « ll y a eu une logistique à mettre en place mais il faut dire que les professeurs avaient leurs élèves en ligne une à deux fois par semaine, voire trois fois pour certains, avec un taux de présence de 92%, ce qui est très favorable et montre l’intérêt des jeunes de Mo’Zar. Une aide a aussi été apportée à ceux qui en avaient besoin et pour cela des instruments ont été mis à disposition de certains avant le confinement. Hormis le taux de présence de 92%, certains ont connu une belle progression même si les cours se faisaient à distance. On peut donc dire que c’est encourageant de voir le talent mais surtout l’engagement et le travail des jeunes musiciens de Mo’Zar. »

La vision de José Thérèse

Mo’Zar représente aussi le regroupement des talents issus des régions défavorisées qui se sont produits à l’international. Il y a eu d’abord la vision de José Thérèse, et aujourd’hui cette ONG a décidé de prendre un nouveau virage en se développant tout en gardant son combat mais aussi en agrandissant son effectif et en accueillant plus de jeunes issus autant des quartiers défavorisés (80%) mais aussi d’autres villes et villages du pays (20%). Pour Teïssen, la vision de José Thérèse est aussi omniprésente. Et pour garder intacte sa mémoire, il y a eu beaucoup d’initiatives. Ainsi l’atelier Mo’Zar a encouragé les élèves à réussir leur HSC avec l’option musique pour ceux qui veulent aller plus loin dans cette discipline. Et pour les aider à aller encore plus loin, il y a eu la mise en place du Fly Me To The Moon Project, un programme d’excellence donnant accès à des “master class” tout en aidant les jeunes à se préparer pour essayer de décrocher des bourses d’études en musique, les encourageant du même coup à parfaire leur culture du jazz et à assister à des concerts. Teïssen Chettiyar est d’avis que c’était aussi une des idées qu’affectionnait José Thérèse. « Hormis la volonté des jeunes de persévérer, il y a aussi une préparation énorme qui se fait grâce à la collaboration des professeurs et de l’administration, mais il y a aussi beaucoup de volonté de la part de ces jeunes. Aujourd’hui, et cela depuis ces trois dernières années, tout s’accorde car cette préparation, ce travail et cette volonté de la part de l’atelier montrent qu’il y a toujours l’esprit de José et le même combat contre l’exclusion sociale. »

En 25 ans de présence, Mo’Zar continue de séduire avec ces jeunes qui ont montré leur créativité et surtout, leur engagement à porter haut le flambeau pour combattre l’exclusion. Il y a aussi le regard sur le combat mené par l’atelier Mo’Zar. Teïssen Chettiyar le définit sous deux axes. D’abord, dit-il, ses deux amis Mathieu, Vicky et lui sont heureux de pouvoir accompagner l’atelier Mo’Zar dans leur communication. « Le combat est noble et très intelligent car c’est une ONG qui a choisi de combattre l’exclusion sociale avec comme outil le jazz. Mais Mo’Zar s’est aussi tourné vers des jeunes qui seront l’avenir de la société de demain. En leur inculquant les bonnes valeurs, les bons accords et l’envie de toujours être justes, cela assure la continuité en ce qui concerne le combat contre l’exclusion sociale. D’un regard extérieur, cette ONG est visionnaire. Elle se tourne vers l’enseignement de la vie tout en offrant les mêmes valeurs aux jeunes, peu importe d’où ils viennent en espérant que ceux qui feront la société de demain soient des personnes prêtes à aider tout comme ils ont reçu une aide durant leur parcours. »

Teïssen Chettiyar, Vicky Reygrobellet et Mathieu Duez ont aussi permis à l’ONG d’avoir une meilleure visibilité à travers les pages Instagram et Facebook. Ils ont réussi le pari d’insuffler un nouveau dynamisme sur les réseaux sociaux en étant présents chaque semaine autant sur Facebook que sur Instagram tout en essayant de donner un sens aux publications. « Nous essayons aussi de générer des statistiques qui aideront à mieux adapter la communication de Mo’Zar mais aussi à accroître sa visibilité sur les réseaux sociaux. Évidemment, nous essayons de proposer du contenu interactif et intéressant tout en appliquant nos connaissances en matière de communication. »

Une vidéo ayant généré plus de 60 000 vues

Il y a aussi eu une vidéo réalisée durant le confinement qui a généré plus de 60 000 vues et plus d’une centaine de partages sur plusieurs pages officielles comme celles du haut-commissariat indien et la télévision nationale. « Nous avons participé à la conception des messages affichés sur la vidéo mais c’est aussi le premier support où apparaît le #GETMOZAR et du coup, cela a fait office de ‘Teaser ». D’autres choses étaient prévues pour le lancement du slogan mais le confinement a changé nos plans. Nous sommes plutôt fiers car même en étant confinés le jazz a traversé. Mais c’est aussi la preuve qu’avec très peu de choses nous pouvons faire des merveilles et nous remercions de passage sounds.mu »

Les trois amis Teïssen Chettiyar, Vicky Reygrobellet et Mathieu Duez ont aussi choisi de faire un pied de nez en choisissant le slogan Get Mo’Zar . Le résultat espéré a, semble-t-il, été une lueur d’espoir. Mais Teïssen Chettiyar reconnaît ne pas pouvoir se prononcer sur les fruits du Get Mo’Zar . Il peut, par contre, assurer que les “Mozariens” ont adhéré au slogan. Pour lui, il ne fait aucun doute qu’à l’avenir, « beaucoup de choses se feront certainement autour de cette phrase d’accroche et les idées et la créativité ne manquent pas chez Mo’Zar, le plus important étant que Get Mo’Zar sera intemporelle.»

Un des souhaits de Teïssen Chettiyar est que la vidéo faite durant le confinement passe la barre des 100 000 vues. Une vidéo pour laquelle ils ont participé à la conception du texte, ainsi qu’à une série de vidéos pour la Journée internationale du jazz. Il y a eu aussi des publications faites régulièrement chaque mercredi sur Instagram et chaque dimanche sur Facebook. L’idée est d’aider et de structurer ce concentré de créativité ainsi que ce combat contre l’exclusion sociale de manière simple et en une phrase Get Mo’Zar . Et sur le long terme, il espère que Get Mo’Zar soit utilisé par chaque Mauricien de manière valorisante et que le combat continue. Pour plus de détails il suffit de se connecter sur la page Facebook Mo’Zar et Instagram mozar-rosbwa.