Rahul Suntah, 23 ans, est une perle rare. Pianiste particulièrement talentueux, il expose un potentiel annonciateur d’une belle carrière. Un deuxième album en préparation fera suite à Piano stories. Le musicien s’est mis en tête de réaliser des musiques de films en Angleterre.

Il suffit de le voir et de l’entendre jouer pour comprendre. Rahul Suntah est un véritable prodige du piano capable de capter l’attention de son audience et de lui partager des émotions portées par sa mélodie. D’une dextérité hors pair, le jeune homme a apprivoisé son instrument d’une manière unique qui lui permet de s’engager dans divers registres. Du classique au rock en passant par la pop et d’autres styles modernes Rahul Suntah fait danser ses doigts sur les touches noires et blanches dans une chorégraphie palpitante.

Émotions.

Pour le jeune de Quatre-Borne, la musique créée à travers un piano doit dégager de l’émotion. Et, c’est au pianiste de s’assurer de cela : “C’est une façon de transmettre joie, nostalgie, mélancolie.” Derrière son instrument il dit les choses avec plus d’intensité. Le jeune introverti qu’il est se transforme en showman quand il a les doigts sur les notes. “Je m’exprime mieux à travers mon piano qu’à travers des paroles”, confie-t-il.

Rahul Suntah est un élégant musicien qui a la faculté de créer des sons de toute beauté. C’est ainsi qu’au début de cette année, il a lancé son tout premier album, Piano Stories à travers la société CD Baby qui permet aux artistes indépendants de faire découvrir leurs créations au public. Un opus exclusivement instrumental qui donne une idée précise du grand potentiel de cette âme vagabonde qui bondit de style en style avec la même dextérité et la même passion. “C’est un album versatile qui comporte beaucoup de genres. Vous y trouverez du classique, du rock, de l’électronique, du jazz ou encore de la new age. Je suis inspiré aussi bien par Beethoven et Mozart que par des sons plus modernes tels que Peter Bence, Jonny May ou The Piano Guys. En ce moment, j’écoute beaucoup Michael Jackson, Queen, Daft Punk et Charlie Puth. Mes goûts musicaux sont très variés ce qui m’amène à m’éparpiller parfois.”

10 000 streams sur Spotify.

Ce premier album a conquis avec plus de 10 000 streams sur Spotify. “Les gens apprécient ce que je leur ai proposé, j’ai eu beaucoup d’encouragement. Ça me donne envie de continuer à créer et de proposer d’autres morceaux.” C’est d’ailleurs ce qu’il fera bientôt avec un deuxième album sur lequel il a déjà commencé à travaillé. “J’ai déjà entamé le processus de création. Le gros problème auquel j’ai toujours dû faire face et ma fâcheuse habitude de commencer à créer sans jamais terminer. En me mettant en tête de sortir ce premier album, j’ai réussi à terminer ce que j’avais déjà commencé. Je suis désormais motivé à aller plus loin. Ce deuxième album sera un peu plus pop et j’ai envie d’avoir des artistes qui poseront leurs voix sur mes créations.”

D’autre part, le premier morceau de ce premier album, Space wonder, est assez évocateur. Un son idéal pour une bande originale de film. Et, ce n’est pas par. Créer de la musique pour le grand écran est le choix de carrière du Quatre-Bornais. “Je vais faire une maîtrise en Film Scoring (musique de films). Je souhaite me spécialiser dans cette voie. D’ailleurs, la musique que je créé est souvent de ce type-là. Je suis moi-même un grand amateur de films.”

Attachement.

Son cheminement vers ce choix de carrière a débuté à l’âge de 8 ans, lorsque ses parents l’inscrivent au Conservatoire Frederic Chopin situé dans sa ville natale. Depuis, il a choisi la musique ayant récemment terminé ses études en technologie audio. Avant cela, il s’extasiait devant les performances des pianistes. Petit à petit, cette passion a grandi en lui. “J’ai toujours été attiré par le piano. Ma mère en joue un peu, mais j’aimais surtout voir les musiciens à l’œuvre.” Il a d’ailleurs développé un attachement particulier avec son piano. “Le piano que j’ai à la maison a une place très importante dans ma vie. Je l’ai depuis 2006. Je lui consacre au minimum une heure quotidiennement. Par envie, par besoin, pour me sentir mieux.” ll souligne aussi que pour devenir un bon pianiste, il faut avoir de la patience, de la discipline et du dévouement.

En attendant que les frontières s’ouvrent et qu’il puisse entamer sa maîtrise en Film Scoring, Rahul Suntah utilise ses compétences à d’autres fins. “Je travaille en freelance en ligne en partenariat avec la compagnie Music Notes qui propose des partitions numériques. Je je fais des arrangements musicaux pour eux que ce soit autour de la musique populaire ou sur des sons originaux.”