Un an après l’échouage du MV Wakashio, Rezistans ek Alternativ (ReA) a décidé de prendre les choses en mains et travaille actuellement avec la firme Dentons International pour faire des réclamations auprès des Japonais. C’est ce qu’a annoncé Ashok Subron, samedi, lors d’une conférence de presse. Kugan Parapen a, lui, parlé des réformes des systèmes de pension et de la Mauritius Investment Corporation (MIC).

« La Mauritius Investment Corporation est un fonds de Rs 80 milliards, soit au moins 12,5% du PIB national. Il s’agit d’une somme énorme », a rappelé Kugan Parapen, qui était de ceux à avoir tiré la sonnette d’alarme en 2020. « L’argent sera utilisé pour les oligarques et petits copains », a-t-il soutenu. Selon lui, « le MIC a le potentiel d’être le plus gros scandale dans l’histoire du pays. Et on réclame une transparence totale par rapport au MIC. »

En ce qu’il s’agit des réformes de pension, Kugan Parapen a vertement critiqué le Premier ministre. « C’est le plus grand bluff du MSM. Pravind Jugnauth n’a jamais parlé d’abolition du système de pension en 2019. » Ashok Subron a, pour sa part, fait un rappel des événements un an après l’échouage du MV Wakashio. Il a aussi déploré le manque d’études scientifiques sur la qualité de l’eau, sur la santé des habitants de la région et sur l’oil fingerprint laissé par le vraquier. À cet effet, ReA a décidé d’enclencher les procédures pour un « case » de réclamations auprès des Japonais, en retenant les services de la firme Dentons International. Conscient que cette affaire prendra plusieurs années, ReA estime que l’État faillit dans son rôle et qu’il est temps pour la société civile de prendre les choses en mains.