Patrick Assirvaden (Photo d'archives)

Dans une interview que nous a accordée Patrick Assirvaden, le président du PTr, ce dernier souligne la « nécessité d’un front patriotique pour sauver le pays » et annonce des consultations avec les forces politiques extraparlementaires, les syndicats et les forces vives en vue de la manifestation que l’opposition se propose d’organiser avant la rentrée parlementaire. Le député du PTr et député de l’opposition dit également son « insatisfaction » devant le fonctionnement du comité parlementaire de l’ICAC et demande la révision du fonctionnement de cette instance parlementaire afin qu’elle ne soit pas uniquement un “rubber stamp” du gouvernement. Sur le plan politique, il évoque les discussions au sein de l’entente de l’opposition en vue des prochaines élections municipales qui, selon lui, pourraient être un tremplin pour réclamer la tenue des élections générales anticipées. Il réclame également la publication de la liste des noms des Constituency Clerks par l’Assemblée nationale.

Pouvez-vous nous expliquer ce qui s’est produit au comité parlementaire de l’ICAC cette semaine ?
Ce comité parlementaire de l’ICAC compte quatre membres de l’opposition sur un total de neuf parlementaires. Ce comité a été constitué pour s’assurer de la bonne marche, de l’efficience, de la crédibilité de l’ICAC. Notre devoir est de nous assurer que les Rs 200 M attribuées à cette institution chaque année sont utilisées de manière efficiente pour sa bonne marche.

Normalement, nous devrions avoir une réunion de ce comité chaque mois. Or jusqu’ici, nous avons eu seulement six réunions depuis sa création et depuis les élections générales de 2019. La dernière réunion qu’on a eue remonte au 20 octobre. En novembre de l’année dernière, les quatre membres de l’opposition, le Dr Farad Aumeer, Kushal Lobine, Ritesh Ramful et moi-même, ont écrit à la présidente du comité, Naveena Ramyead, pour demander une réunion d’urgence alors que l’affaire Angus Road défrayait la chronique. Notre demande était respectueuse des paramètres de la loi qui stipule qu’on ne doit pas s’ingérer dans les enquêtes en cours.

Toutefois, nous avions le droit de demander quelles sont les ressources financières et matérielles qui ont été engagées. Est-ce qu’il y a des enquêteurs qui ont été dépêchés en Angleterre ? Est-ce que nous avons reçu des enquêteurs anglais à Maurice ? Combien avons-nous dépensé concernant la “mutual legal assistance” ?
Nous avions été convoqués pour une réunion ce 12 janvier avec comme seul item à l’agenda “Explanations on the annual report of june 2019”. Nous sommes des parlementaires et sommes payés des fonds publics pour siéger sur ce comité. La population pense que nous avons un droit de regard sur l’ICAC alors que notre seule tâche jusqu’ici a été d’approuver la rénovation des bureaux, les voyages de certains, le recrutement de quelques employés. Mais il n’y a pas que cela. Il y a beaucoup de critiques à l’extérieur contre l’institution de l’ICAC.

Kushal Lobine nous a représentés lors de la réunion pour parler en notre nom et dire à la présidente du comité que nous ne sommes pas d’accord avec cet agenda que nous considérons comme une farce. Il n’y a rien de concret pour que nous puissions débattre sérieusement des priorités du moment. C’est révoltant ! Nous avions demandé en vain une réunion d’urgence et nous pensions que notre lettre d’octobre dernier aurait figuré à l’agenda. Notre démarche est un cri que nous lançons pour montrer à la population, l’opinion publique et à la presse que nous sommes payés pour faire un travail que nous n’arrivons pas à accomplir. Nous avons voulu alerter l’opinion publique.

Ce n’est pas la première fois que le comité parlementaire de l’ICAC suscite des controverses. Dans le passé, des parlementaires du MMM avaient même soumis leur démission de cette instance. Qu’est-ce cloche au sein de ce comité ?
En premier lieu, nous sommes d’avis qu’il faut amender la loi afin de permettre aux parlementaires siégeant sur ce comité d’avoir plus de latitude. De par la loi, nous sommes bloqués. Notre rôle consiste à donner notre avis sur des décisions mineures concernant l’administration alors qu’il y a beaucoup d’autres choses qui nous interpellent.
Par exemple, nous ne savons pas combien touche le directeur de l’ICAC alors que les salaires du président de la République, du Premier ministre et des ministres comme du leader de l’opposition sont du domaine public. Nous avons appris que le directeur général de l’ICAC était à Londres lors de la réunion du Privy Council sur l’affaire MedPoint. Il y a eu des voyages, des per diem, des chambres d’hôtel pour lesquels on a payé. Nous avons le droit de poser des questions à ce sujet et sur d’autres.
Nous sommes supposés donner des “general guidelines” à la direction de l’ICAC. La Chairperson aurait dû réunir les neuf membres et décider d’une “general guideline” à la direction de l’ICAC qui opère dans une opacité totale.

Qui décide de l’agenda de l’ICAC ?
Je pense que la présidente est de connivence avec le PMO ou le directeur général de l’ICAC pour décider de l’agenda. À chaque fois qu’il y a des scandales sur la place publique, que ce soit Angus Road, l’achat de médicaments, l’affaire Kistnen, etc., le comité parlementaire de l’ICAC se relâche jusqu’à ce que les choses se calment. On a le droit de s’interroger. La personne qui assure la présidence de l’ICAC doit délaisser son appartenance politique du MSM ou comme Chief Whip de manière à être totalement indépendante sans prendre ses directives ailleurs.

Est-ce que les questions que vous évoquiez plus tôt ne peuvent être posées au Parlement ?
Nous n’avons pas le droit de poser des questions sur le fonctionnement de l’ICAC. Cette institution n’est que le “tip of the iceberg”. Il y a aussi l’utilisation des réserves de la BoM, la Mauritius Investment Corporation Limited avec ses Rs 80 milliards, d’Air Mauritius, de Mauritius Telecom sur lesquelles nous ne pouvons interpeller les ministres concernés. Je suis d’avis qu’on aurait dû pouvoir poser des questions sur tous les dossiers qui impliquent l’argent du contribuable au Parlement. Il faut casser ce système.

N’y a-t-il pas un risque que des questions d’ordre politique soit introduites dans les travaux du comité parlementaire de l’ICAC ?
Le risque est là. Mais nous savons tous quels sont les paramètres de la loi. On ne peut pas discuter des cas en cours. Cela n’a jamais été notre intention. Nous voulons jouer notre rôle de chien de garde et voir ce qui se passe à l’ICAC.

Or, les gens ne croient plus dans l’ICAC. Pourquoi ? Parce que je peux vous donner une série d’enquêtes qui sont restées lettre morte jusqu’ici. La perception est que l’ICAC est devenue une “washing machine” pour les procès du pouvoir. Il faut casser cette perception. Pour cela, il faudrait que les membres du comité parlementaire aient certains renseignements et soient habilités à poser des questions sur l’efficience, le fonctionnement, l’administration de cette institution et donner des “general guidelines” afin d’amender là où il faut. Il se peut qu’il y ait des débats politiques qui entrent en jeu.

Il revient à la Chairperson, aux autres membres du comité et de l’ICAC de rétablir l’équilibre. Autre problème, la loi stipule qu’il doit y avoir deux commissaires et un directeur général sur le “board” de l’ICAC. Il y avait donc S. Jhungeer, R. Peerun, comme commissaires et N. Beekarry comme directeur général. S. Jhungeer a été candidate du MSM aux élections 2019 et avait démissionné de ses fonctions. Il ne reste donc que MM Beekarry et Peerun. Pourquoi le Premier ministre n’a-t-il pas encore nommé le remplaçant de S. Jhungeer. Le comité parlementaire est habilité à faire des recommandations à l’Assemblée nationale. Nous n’avons jamais fait jusqu’ici. Par exemple, je ne suis pas d’accord avec la façon de nommer le directeur de l’ICAC. Il faudra changer. Le directeur général est comme un Etat dans un Etat. Il n’est redevable à personne et ne rend de compte à personne. Il faudra d’une façon ou d’une autre améliorer la législation pour revoir les procédures contre la nomination du directeur même si les procédures présentes ont été introduites par le PTr. Nous sommes obligés de changer.

Cette nomination doit se faire de manière plus transparente dans l’intérêt public. De la même façon, il ne faut pas que le comité parlementaire de l’ICAC soit un “rubber stamp”. C’est pourquoi nous demandons à la Chairperson de changer de fusil d’épaule, de revenir à de meilleurs sentiments et de s’assurer que l’agenda comité parlementaire reflète l’île Maurice de 2021 et que tous les parlementaires, aussi bien de la majorité que de l’opposition, peuvent jouer pleinement leur rôle.

Les vacances parlementaires sont plutôt agitées…
Les vacances parlementaires sont agitées par ce qui se passe dans le pays et sur l’échiquier politique.

Quel regard jetez-vous sur la situation dans le pays ?
Jamais n’avons-nous connu une situation pareille dans les annales politiques du pays. Moins d’une année après les élections générales en novembre 2019, 150 000 personnes sont descendues dans les rues de la capitale pour réclamer la démission du gouvernement. L’affaire Kistnen a montré que nous avons affaire à une mafia financière ou politico-financière. Cette affaire a démarré avec la découverte du cadavre carbonisé de Soopramanien Kistnen, un proche du ministre du Commerce et du MSM, dans un champ de cannes à Telfair.

Alors que la police avait attribué son décès au suicide, la thèse de meurtre, comme le soutiennent les avocats de la poursuite, semble de plus en plus probable. Plusieurs cas de décès enregistrés ces derniers temps n’ont pas encore été élucidés. C’est le cas d’une secrétaire qui travaillait au PMO, de Pravin Kanakiah à Souillac et, plus récemment du secrétaire du Board de la State Trading Corporation. La situation économique, politique et sociale est explosive.

Dans le cadre de l’affaire Angus Road, nous avons entendu des allégations contre le Premier ministre. Nous avons vu des reçus en circulation et les montants payés en espèces. Des accusations ont été faites contre un ministre en fonction, non pas par ses adversaires politiques. Heureusement qu’il y a eu des avocats qui se sont rangés du côté de la veuve de Soopramanien Kistnen ! Nous assistons à une nette dégradation des mœurs.

Il a eu aussi des manquements sous le gouvernement travailliste…
Je ne vous dis pas qu’il n’y a pas eu de manquements lorsque le Parti travailliste était au pouvoir. Il y a eu des décisions mal avisées. Nous avions fait confiance à des personnes dont nous nous aurions dû nous méfier. Cependant, lorsque le Parti travailliste était au pouvoir, les gens respiraient. Ils pouvaient vivre. Le Premier ministre Navin Ramgoolam, comme tout être humain, avait ses faiblesses mais l’économie fonctionnait, les institutions respiraient. Jamais, en tant que Premier ministre, il n’aurait accepté de prendre de l’argent de la Banque de Maurice dans une opacité ou d’effectuer une mainmise sur les institutions dont la police. Nous avons un chef enquêteur du CID sur contrat et un ex-commissaire de police qui a été arrêté.

Dans ce pays, il y a eu le cauchemar du Wakashio. Deux ministres ont été convoqués par la justice pour s’expliquer sur la gestion du naufrage. Le désastre économique et environnemental avait touché non seulement le Mauricien, mais tous ceux qui connaissent Maurice à travers le monde. Nous avons trouvé notre salut dans la société civile qui s’est organisée pour sauver le gouvernement. Il y a eu mort d’hommes dans le naufrage du remorqueur Sir Gaëtan.

On se retrouve aujourd’hui dans le pays, à un peu plus d’une année après les élections générales, face à un DPM qui a dû démissionner sur la base d’un scandale de Rs 700 millions pour l’achat des moteurs de la station de Saint-Louis. C’est unique ce que nous vivons à Maurice. Le gouvernement soutient qu’il a bien géré la COVID. Cela ne suffit pas et ce n’est pas une raison pour dévaliser les caisses de l’Etat d’un montant de 1,2 milliard. On a arrêté plusieurs personnes proches du pouvoir.

Qui aurait imaginé qu’Air Mauritius serait dans la situation dans laquelle elle se trouve aujourd’hui ? Voilà une année depuis que le Receiver Manager Sattar Hajee Abdullah gère les choses et il n’arrive ni à redresser la situation, ni à nous dire ce qui se passera. C’est le cauchemar et le désastre pour tous les employés d’Air Mauritius qui était la fierté nationale et le facilitateur pour l’émergence de l’industrie touristique dans le pays.

Tout cela fait l’affaire de l’opposition…
Nous faisons notre travail. Les temps ont changé. La masse silencieuse n’hésite pas à descendre dans les rues pour faire entendre sa voix. Les gens commencent à se révolter et dire que “enough is enough”. Au sein de l’opposition parlementaire, nous avons notre responsabilité et posons les questions qu’il faut au prix des expulsions régulières.
Vous voyez comment le Parlement est régi. Nous n’avons plus le droit de soulever un point de droit. On ne nous écoute même pas. Nous sommes traités de tous les noms. Le Code noir est cité au Parlement en 2020. Est-ce que le ministre Balgobin sait dans quelles circonstances le Code noir a été rédigé pour venir citer ce document ? C’est honteux au Parlement ! Avez-vous entendu les paroles du député Nuckcheddy au Parlement ?
Nous, nous faisons notre travail au sein de l’opposition. Il y a des jeunes très prometteurs qui font leur travail. Nous avons également des parlementaires très expérimentés au sein du PTr, du MMM et du PMSD. Nous avons un leader de l’opposition qui fédère l’opposition et nous dénonçons le gouvernement. C’est cela le plus important. Aujourd’hui, ce pays se trouve à terre. L’avenir est sombre. Nous n’avons pas d’avenir en fermant nos frontières sans savoir jusqu’à quand.

Nous voyons que l’opposition parle déjà des élections générales anticipées. Est-ce que ce n’est pas trop tôt ?
Cette année, nous aurons les élections municipales. Nous avons une entente entre le PTr, le MMM et le PMSD. Nous allons voir au fil des semaines comment cela va évoluer, si une entente est possible et si nous pouvons aller ensemble en tant que front uni. Les élections municipales toucheront dix circonscriptions sur 20, soit 30 députés. Les résultats nous donneront une bonne indication concernant l’état d’esprit de la population. Le gouvernement est tenu d’organiser les élections au plus tard en juin.

Toutefois, j’ai une appréhension. Je crains qu’ils choisissent de se sauver. Les élections municipales ne sont pas comme les élections villageoises. Nous estimons que l’opposition a remporté les élections villageoises, mais a perdu les élections au niveau des conseils de district en raison du “money politics” et des menaces. Les élections municipales sont des élections directes pour entrer aux municipalités. Nous nous attendons à ce qu’ils dépensent des millions pendant ces élections.

Nous en avons la preuve avec les Kistnen Papers révélés par Le Mauricien. Nous sommes dans une année électorale et le peuple aura son mot à dire pour sanctionner ce gouvernement. Si l’opposition remporte les élections municipales, le gouvernement n’aura aucune légitimité après la marche de 150 000 personnes et autant de scandales. Attendons voir : d’abord les élections municipales, ensuite nous réclamerons les élections générales anticipées. Ce gouvernement est déjà minoritaire dans le pays avec 37% des voix exprimées. Ils sont au gouvernement parce qu’ils ont la majorité au Parlement. Nous verrons pour les élections municipales. Nous réclamerons ensuite avec vigueur les élections générales anticipées.

Est-ce que c’est confirmé que l’entente de l’opposition ira ensemble aux élections municipales. ?
En ce qui concerne les élections municipales, il faudra discuter de beaucoup de choses. Le PTr a un très bon ancrage dans les villes, que ce soit à Port-Louis, Curepipe, à Quatre-Bornes ou à Vacoas. Il faudra beaucoup de bonne volonté pour arriver à une entente. Il y a le MMM qui est là et qui a montré beaucoup de bonne volonté. Il y a le PMSD qui est déjà notre partenaire. Il faudra partager les 126 tickets et partager les mairats. Il faudra se décider sur le positionnement des candidats. Ce n’est pas quelque chose qui se fait facilement. Ce sera laborieux avec beaucoup de discussions, de compromis et d’arguments. J’espère que tout se passe bien, mais ce ne sera pas facile d’arriver à un accord en ce qui concerne les cinq villes. Avec un peu d’eau dans notre vin, ce sera faisable.

Y aura-t-il un partage équitable des investitures ?
Non. Il ne peut pas y avoir de partage équitable d’investitures. Je ne le dis pas avec arrogance, mais avec beaucoup de respect pour le MMM et le PMSD. Au sein du Parti travailliste, nous pensons que nous sommes le parti majoritaire au sein de l’opposition. Nous devons être le parti majoritaire au sein de l’entente. C’est du moins mon opinion. C’est l’opinion que j’exprime au sein du parti, que ce soit au sein de l’exécutif ou du bureau politique. Nous sommes un parti majoritaire et discutons en respectant la force de nos partenaires. Le PTr doit pouvoir rester le parti majoritaire d’entente et mener cette entente. Cela réconfortera l’électorat dans son ensemble.

Dans l’éventualité où vous remporteriez un certain nombre de municipalités, il faudrait un partage des mairats….
L’équipe qui discutera de ces choses verra cela. It’s give and take. En temps et lieu, on verra. Nous sommes très disposés, mais avons beaucoup de vigilance au sein de l’électorat travailliste, de l’exécutif et du bureau politique travailliste. Nous avons beaucoup de contraintes, mais nous savons que l’intérêt du pays demande certaines choses. L’intérêt du pays exige un front commun en face de ce gouvernement pourri et népotiste qui finit ce pays. C’est bon pour la démocratie comme cela se fait au sein de l’entente et du Parlement. En tant que président du PTr, je suis obligé d’écouter les membres du parti. C’est mon devoir de le dire au Dr Ramgoolam en face.

En attendant les municipales, quel est l’agenda de l’opposition ?
Nous avons d’abord le rassemblement des groupes de l’opposition parlementaire, extraparlementaire, de la société civile, des syndicats, des avocats qui ont fait un travail remarquable dans l’affaire Kistnen. Il faut un front patriotique pour sauver ce pays. Je suis en faveur de l’organisation d’une rencontre élargie avec les principales forces vives du pays en général pour que cette marche envoie un signal fort et clair au gouvernement.

Vous ne demandez pas au gouvernement de corriger le tir mais de partir…
Le gouvernement est trop pourri pour rectifier le tir. Nommez-moi une institution à part le judiciaire qui n’est pas politisée. Tout ce que nous demandons, c’est de marcher ensemble pendant deux heures contre ce gouvernement, malgré nos différences. On l’a déjà fait le 29 août. Pourquoi ne pas le faire encore une fois ?

Connaissant Maurice, vous savez que le leadership de l’alliance éventuelle de l’opposition est attendu avec intérêt…
Cela viendra. Chaque chose en son temps. Il faudra donner du temps au temps. L’entente est là au niveau parlementaire. Nous allons discuter de l’entente en vue des élections municipales. Ce n’est pas mon rôle de “preempt” quoi que ce soit. Nous avons un leader au sein du PTr avec le Dr Ramgoolam. Il a dirigé pays et lui a permis de se développer, d’avoir un rayonnement international. Il a permis à ce pays d’aider socialement les plus vulnérables. Il a l’expérience que très peu de personnes ont au poste de Premier ministre. Il est un rassembleur, un catalyseur de l’unité nationale. Tout comme Bérenger, Duval ou Boolell, le Dr Ramgoolam a ses faiblesses et ses qualités. Pour battre ce gouvernement, il nous faut le rassemblement de tout le monde. Qui va servir tout le monde. Eux, ils sont impopulaires mais ont de l’argent.

Cela vous gêne-t-il lorsqu’on vous présente comme le fidèle des fidèles de Navin Ramgoolam ?
Non, cela ne me dérange pas. Je suis un fidèle de mon parti et du leader de mon parti et du leader de l’opposition. Tant que je serai président de mon parti, je le défendrai. Les différences de vues ne me dérangent pas. Tout en étant fidèle au Dr Ramgoolam et aux instances du parti, je dis au Dr Ramgoolam et aux autres leurs quatre vérités sans être un traître ou un infidèle. J’ai soutenu le PTr et son leader au plus pire moment de leur vie.

Quelle est votre situation concernant le Constituency Clerk ?
J’ai un Constituency Clerk. Il s’appelle Mikael, il est payé et reçoit son bonus. Je souhaite que l’Assemblée générale rende publics les noms des Constituency Clerks au nom de la transparence. Je suis sûr que nous aurons des surprises.