« Ce n‘était que des mensonges de Yogida Sawmynaden lors de la PNQ de l’année dernière », a observé le leader de l’opposition face à la presse ce samedi, 19 juin, suivant la PNQ à l’actuel ministre du Commerce, Soodesh Callichurn, sur l’enquête sur la “mauvaise qualité” du carburant.

Suite à la confirmation de Soodesh Callichurn sur la présence de manganèse dans l’essence dans deux lots de Hafnia Libra et STI Executive, Xavier-Luc Duval a demandé que le gouvernement offre immédiatement une compensation aux propriétaires des véhicules endommagés.

Pour XLD, avec le changement de ministre au ministère du Commerce, un « cover-up » a pu être découvert, estime-t-il.

Le leader de l’opposition rappelle que lors de la PNQ de février 2020 d’Arvin Boolell, Yogida Sawmynaden, ministre du Commerce à l’époque, avait déclaré que les tests sur l’essence provenant des cargaisons de Hafnia Libra et STI Executive n’avaient pas encore été finalisés.

Selon XLD, Yogida Sawmynaden avait également affirmé qu’il nommerait un ‘independent investigator’. « Et c’est Vitol Bahrain E.C, lui-même sur les bancs des accusés, qui a payé le ‘independent investigator’, Minton, Treharne and Davies Ltd pour le faire ».

« Aujourd’hui, Soodesh Callichun a confirmé que nous avons acheté de l’essence de mauvaise qualité à un prix de bonne qualité », a soutenu XLD.

Le leader de l’opposition affirme qu’en conséquence, il y a eu 3 300 (voir plus) propriétaires de voiture qui ont subi des dégâts sur leurs véhicules.

« Selon l’affirmation du ministre, c’est par erreur qu’ils n’ont pas mis la clause sur la manganèse dans le contract de Rs 3 milliards pour six mois », a fait ressortir XLD, ajoutant que malgré cette erreur, le gouvernement lui a redonné un contrat sous l’emergency procurement.

« Même si ce n’était pas dans le contrat, elle n’avait pas le droit d’envoyer de l’essence de mauvaise qualité. Étant une compagnie internationale et avec une mauvaise réputation, elle savait que la mauvaise qualité de l’essence allait endommager les véhicules à Maurice », a souligné XLD.

En outre, Xavier-Luc Duval estime qu’on ne peut pas tous les jours demander des commissions d’enquête. « Notre crise institutionnelle est un vrai problème à Maurice parce que nous ne savons pas qui est habilité à nous dire où est la vérité. Au final, la question est de savoir comment sanctionner les coupables. C’est le grand dilemme de Maurice ».