Le chef de file du groupe parlementaire du Ptr a fait une sortie hier contre l’intégration d’Air Mauritius dans une mégastructure, estimant que la compagnie aérienne nationale doit pouvoir opérer comme une compagnie indépendante. « As of now there has not been an in-depth study of the state of affairs of Air Mauritius, which has to stand on its own and cannot be part of a Megastructure which is a precursor to a Ponzi-like scheme. It’s short term gain for long term pain », a en effet déclaré Arvin Boolell au Mauricien hier.

Le dirigeant travailliste estime « prématuré » de parler de privatisation. Beaucoup de personnes, selon lui, se demandent « pourquoi Air Mauritius ne s’inspire pas du modèle de Mauritius Telecom, qui génère des revenus et déclare des profits ».

Pour Arvin Boolell, « un gouvernement responsable aurait agi de manière responsable dès le début et aurait nommé des experts, comme McKinsey pour effectuer une analyse approfondie » de la situation. « Le sérieux et la responsabilité n’ont jamais été l’apanage de ce gouvernement », poursuit-il, avant de tenir le Premier ministre, Pravind Jugnauth, pour responsable de la situation. « Après avoir justifié l’investissement dans une nouvelle flotte d’avions et l’acquisition de nouveaux appareils, le régime a disposé de quatre avions pour un montant de Rs 270 millions. Quel gâchis ! »

« Une perte d’agent pour les contribuables mais un “windfall gain” pour ceux qui abusent de l’argent des contribuables. La fermeture des frontières et l’immobilisation au sol des vols commerciaux dans le contexte de la pandémie ont été utilisées comme arguments pour liquider honteusement ces appareils. Pourquoi s’être précipité ? » se demande-t-il. « Au-delà des Rs 12 milliards seront puisées des poches des contribuables à partir du Consolidated Fund. Les Rs 270 millions auraient pu provenir du MIC s’il y avait eu urgence à débourser de l’argent aux créanciers. »

Arvin Boolell rappelle que, dès le départ, le Ptr s’était opposé à la nomination de Sattar Hajee Abdoula, CEO de Grant Thornton Maurice et président de la SBM Holdings Ltd, comme administrateur volontaire d’Air Mauritius, le 22 avril 2020. Pour lui, la meilleure option pour Air Mauritius réside dans un modèle basé sur un “genuine strategic partnership”. Il s’est finalement prononcé en faveur d’un front commun « pour sauver Air Mauritius, le porte-drapeau de Maurice ».