La mairie de Beau-Bassin/Rose-Hill peinerait-elle à justifier la révocation de l’ex-conseiller Alain Letandrie, élu sous la bannière du MSM en 2015? C’est l’impression qui se dégage après le renvoi, lundi, pour la sixième fois consécutive, du procès intenté par ce dernier contre la municipalité, par le biais d’un affidavit rédigé par son avoué Pazhany Rangasamy. « À chaque fois que le procès est appelé, l’avocat de la mairie demande du temps pour présenter un contre-affidavit. Ils n’ont pas d’argument à faire valoir, voilà la raison », soutient Alain Letandrie qui croit dur comme fer dans une issue favorable en sa faveur. L’affaire avait été appelée une première fois le 19 décembre dernier.
Le siège d’Alain Letandrie a été officiellement déclaré vacant le 9 décembre au Conseil « under section 37 (3) of the Local Government Act 2011. » À en croire le principal concerné, l’article 37(3) mentionne qu’ « un conseiller perd son siège lorsqu’il démissionne de son parti. » Or, Alain Letandrie affirme n’avoir jamais démissionné du parti soleil bien que sa décision d’intégrer le managing committee du Reform Party (RP), annoncée en grande pompe par Roshi Bhadain sur sa page Facebook, a été mal digérée par les ténors du MSM, qui l’ont exclu du parti. L’ex-conseiller des villes-sœurs est d’autant plus convaincu de ses arguments que « le CEO de la ville Reechaye Dheerendra a été muté quelques jours après m’avoir adressé la missive de révocation. »
La pilule est dure à avaler pour Alain Letandrie qui s’estime lésé de ses droits : « Ca fait quatre mois qu’on attend cette confrontation et, en six occasions, je suis rentré chez moi frustré de n’avoir pu leur donner la réplique. J’ai été élu légalement. Combien de temps devrai-je attendre pour de nouveau être au service de mes mandants ? » Reste à savoir si ce dernier pourra un jour retrouver son fauteuil de conseiller, quelles que soient les retombées du procès, dans la mesure où tous les conseils municipaux seront dissous le 13 juin prochain. Nous avons contacté le maire David Utile qui se refuse à tout commentaire tant que l’affaire n’est pas débattue en Cour.

