La réforme apportée à la Contribution sociale généralisée a été critiquée sur toute la ligne par le député de l’opposition, Farhad Aumeer. Il demande au gouvernement d’écouter les clameurs de la population.

« Cette réforme est très dangereuse pour la survie de notre économie. Et le pire, c’est que les fossoyeurs de ce trou budgétaire ne seront plus là lorsqu’il faudra payer les conséquences », a-t-il déclaré. Selon Farhad Aumeer, cette ébauche de loi contient deux parties distinctes, dont la première est le paiement mensuel de Rs 4 500 et le rétablissement des prestations en cas d’accident de travail.

« La CSG depuis sa conception à la sauce mauricienne a connu beaucoup de divergences, et son accouchement tardif se fait au forceps », a-t-il fait ressortir. Prenant en considération les avis des actuaires, il a demandé des précisions au ministre des Finances, quant au financement de cet item dans le budget national.

« Si le ministre s’entête à garder ce chiffre (de Rs 4 500), il va falloir doubler le taux de contribution ou encore doubler ou augmenter les autres taxes très rapidement », a-t-il dit. Faisant le point sur l’économie mauricienne, l’orateur a soutenu que « les feux rouges clignotent » avec le niveau « sans précédent » de la dette qui grimpe. Cette dette, a poursuivi le député, « devra être payée par les jeunes ». Il a avancé que ces jeunes croient que le système est dirigé vers les personnes âgées. « De ce fait, ils sentent un devoir de responsabilité. Ils savent qu’ils devront travailler durement pour soutenir ce nouveau système de pension », a-t-il fait valoir. Le député a ajouté que ces jeunes savent déjà qu’ils ne bénéficieront pas de leur contribution car la pension « sera insoutenable lorsqu’ils arriveront à l’âge de la retraite ».

Il a déploré que le régime ne présente pas « un plan cohérent en interne pour lutter contre les répercussions économiques et financières du Covid-19 ». Des plans d’investissements pour relever l’économie, a-t-il fait ressortir, n’existent pas pour assurer les jeunes et leur avenir. Il a dit craindre que l’épée de Damoclès pèse sur toute la génération future. Il s’est demandé aussi : « Comment est-ce possible que chaque personne aura le même montant à la retraite alors que leur contribution est différente ».

Le député travailliste est d’avis que cette imposition d’impôt déguisée est le résultat d’une « promesse irresponsable en 2015 ». Et d’ajouter : « Cet impôt déguisé est insoutenable sur le long terme avec une population vieillissante et moins de jeunes sur le marché de travail. ».