Le député de l’opposition, Reza Uteem, a souligné une contradiction notée dans l’argument avancé par le Premier ministre, Pravind Jugnauth, qui a tenté de justifier pourquoi le kreol n’était pas utilisé au parlement, lors du Prime Minister’s Question Time, ce mardi 7 juillet.

« Le Premier ministre a mentionné qu’on ne maîtrise pas la langue kreol et avons besoin d’être formés. Quand il donne des conférences de presse, durant la période électorale, quand il parle à l’école ou à la maison, mastery of Kreol language is not an issue. Cela l’est que pour le parlement.

« Does he not agree with me that it is the lamest excuse that this Governement has come up with to prevent the use of the Kreol in the National Assembly? », a questionné le député.

« Ce n’est pas une excuse lamentable », a d’emblée répondu le chef du gouvernement. Car, a-t-il ajouté, « we are not only talking about speaking » mais aussi de « speaking and reading also ».

Formations.

Pravind Jugnauth a, dès lors, cité le Dr Arnaud Carpooran, qui a déclaré que « pour que le kreol morisien puisse être adopté au parlement », les parlementaires et le personnel de l’Assemblée nationale doivent au préalable « être formés » dans cette langue.

Avant cela, le Premier ministre a assuré que des « groundworks » ont été entamés pour l’introduction du kreol au parlement. Les parlementaires et le personnel de l’Assemblée nationale devront ensuite « receive appropriate training ».

Un logiciel de reconnaissance vocale automatique utilisé au sein de l’hémicycle devra également être mis à jour pour identifier le kreol.

Le Premier ministre a, par ailleurs, énuméré les mesures prises au niveau scolaire pour l’enseignement de la langue, de plus en plus populaire, a-t-il relevé.

« Le gouvernement considèrera l’introduction du kreol au parlement une fois que toutes les conditions préalables seront satisfaites », a-t-il soutenu.