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L’Entente de l’Espoir – Attouchements sexuels : La SENA en prend pour son grade

XLD : « Si le présumé agresseur est coupable, il mérite la plus haute sentence »

Les dirigeants de l’Entente de l’Espoir, qui étaient face à la presse hier, ont tiré à boulets rouges sur la Special Education Needs Authority. Ils lui reprochent d’avoir failli dans ses prérogatives quant au recrutement du présumé agresseur (un orthophoniste scolaire) des enfants de l’École des Sourds. La plateforme de l’opposition a aussi annoncé sa prochaine sortie à Quatre-Bornes ce jeudi.

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Le leader de l’opposition et du PMSD, Xavier-Luc Duval, a d’emblée jugé «inacceptables» les abus sexuels qui auraient été commis à l’École des Sourds par un orthophoniste ces dernières semaines. « S’il s’avère que le présumé agresseur est reconnu coupable, il mérite la plus haute sentence », a déclaré le leader de l’opposition. « La SENA (Special Education Needs Authority) est supposée être un chien de garde », a-t-il fait ressortir. D’ailleurs, cette autorité qui agi sous l’égide du ministère de l’Éducation n’a pas échappé aux critiques des dirigeants de l’Entente de l’Espoir. Pour le leader du MMM, Paul Bérenger, en reconnaissant que le présumé auteur des délits n’est pas enregistré auprès de la SENA, le directeur de cette autorité a fait un aveu de culpabilité.

Nando Bodha, le leader du Rassemblement Mauricien, a interpellé sur le rôle des autorités dans le traitement des profils du personnel recruté pour travailler avec des enfants à besoins spéciaux. « Encore une fois, une institution dirigée par un nominé politique a failli dans ses responsabilités », a ajouté Xavier-Luc Duval. Avec le nombre de scandales qui éclaboussent le pays, il dit noter que « de jour en jour, Maurice prend la pente d’une République bananière. » Le leader de l’opposition a dit noter que la population devient blasée par « des horreurs qu’elle entend chaque jour » et que ce sentiment risque d’être « un vrai danger pour le pays. »

« Trwa madam ki pa finn zour personn »

Xavier-Luc Duval a déploré la lenteur des enquêtes policières dans les plus grosses saisies de drogue sur les cinq dernières années. Depuis 2017, il y a eu 120 cas de trafic de drogue, dont seulement trois ont été en cour. Pire, a-t-il dit, aucun trafiquant n’a été condamné parce que les cas sont toujours en cour. « Dans quatre des cas, notamment les saisies dans des cylindres, un speed boat, une tractopelle et dans le Nord impliquant les Gurroby, la valeur marchande de la drogue était d’un milliard de roupies, sinon plus. La police n’a bouclé aucune enquête », a expliqué Xavier-Luc Duval.

L’IPPC a raté sa première mission

Durant son intervention, le leader de l’opposition a donné un autre exemple du non-respect de la démocratie parlementaire. « En 35 ans d’expérience au Parlement, jamais nous avons été témoins d’une situation où les sept derniers orateurs, lors des deux derniers jours des débats budgétaires, sont du côté du gouvernement. L’opposition n’a pas eu droit à la parole et nous n’avons pas pu donner la réplique aux orateurs du gouvernement qui ont dit toutes sortes de faussetés et de bêtises. C’est un autre exemple de la destruction de notre institution parlementaire », a déploré ce dernier. Il s’est aussi dit choqué par l’expulsion de « trwa madam enn sel kou ki pa finn bat personn, zour personn », et dont le seul tort, selon le Speaker, était d’avoir prononcé le mot « unfair». « Ce monsieur qui est aujourd’hui la risée de tout le pays est actuellement le représentant du pays à l’assemblée parlementaire de la francophonie. C’est adding insult to injury. »

Dans le viseur de Paul Bérenger, l’Independent Police Complaints Commission (IPPC) a essuyé les critiques acerbes du leader des mauves. Et ce, après la libération conditionnelle des policiers impliqués dans le scandale de torture. « Li’nn fini devalie. Premie kiksoz ki zot fer se pa obzekte ki bann polisie konserne large lor kosion. Dimounn pa’nn ase soke par sa. Même la police avait objecté à leur libération sous caution. Qui est à la tête de cette commission ? Une ancienne juge qu’on n’entend pas. En revanche, celui qui donne des entretiens est un nominé politique, Servansingh ! Quant au troisième membre de l’Independent Police Complaints Commission, un aste-vande, un ancien MMM, l’avocat Ramchurn. Ki kredibilite enn institision koumsa pou gagne ? » s’est demandé Paul Bérenger. Il a aussi affirmé que la commission n’a jusqu’à l’heure référé aucun cas au bureau du Directeur des Poursuites publiques. L’Independent Police Complaints Commission est un mort-né, a martelé Paul Bérenger.

Lee Shim-Jugnauth une « combinaison extrêmement dangereuse »

Les prix des produits de consommation était aussi à l’agenda du leader du MMM. Après le budget « fer labous dou », il prévoit une série d’augmentations dans les prix des commodités alimentaires avec la fin, bientôt, des subsides sur sept produits essentiels. Quant à une éventuelle hausse tarifaire de l’électricité, il s’est dit convaincu que le gouvernement agira avec « lâcheté » en imputant l’augmentation à l’Utility Regulatory Authority. La dépréciation de la roupie depuis la mi-avril a repris de plus belle, a affirmé Paul Bérenger. Le dollar américain a franchi la barre des Rs 45, ce qui n’est pas de bon augure, a-t-il fait comprendre.

De son côté, Nando Bodha a pointé du doigt la collaboration malsaine entre Jean-Michel Lee Shim, principal actionnaire au sein de People’s Turf Club Ltd, et le Premier ministre, Pravind Jugnauth. Il a parlé de « l’emprise mafieuse de Lee Shim sur l’organisation des courses et de l’autre côté, le Premier ministre qui se sert de la Gambling Regulatory Authority et de la Horse Racing Division pour mettre de l’ordre dans le circuit hippique. Ce dernier a finalement découvert que les courses hippiques sont une manne pour sauver son régime. » Nando Bodha est d’avis que la « combinaison » Lee Shim-Jugnauth est « extrêmement dangereuse pour la démocratie ». Et que le People’s Turf Club Ltd est géré « par des amateurs sans expérience », cela débouchant sur une organisation chaotique des courses.

Nando Bodha, qui a aussi commenté les allégations de fuite des épreuves du Primary School Achievement Certificate et du National Certificate of Education au Mauritius Examinations Syndicate, a réclamé le départ de sa directrice, Brenda Thanacoody Soborun. Il a maintenu qu’il y a eu bel et bien fuite, et ce, malgré les propos de la ministre de tutelle au Parlement, Leela Devi Dookun-Luchoomun, qui a elle, évoqué une « tentative de fuite. »

Roshi Badhain, du Reform Party, qui s’est attardé sur la question des zones inondables et à haut risque, a insisté sur la publication de l’étude effectuée par Suez Consulting. Sa demande a été soutenue par le leader de l’opposition. Roshi Badhain avait auparavant longuement expliqué pourquoi les Mauriciens qui ont l’intention d’acquérir un terrain, notamment à travers un emprunt bancaire, ont le droit d’être informés sur les zones inondables et à hauts risques.

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