- Publicité -

L’Entente de l’Espoir au GM : « N’abolissez pas la CSG Income Allowance après juin 2023 »

La compensation salariale, Rs 30 par jour, insuffisante pour faire face à l’inflation

L’Entente de l’Espoir demande au gouvernement de maintenir la CSG Income Allowance après juin 2023. La compensation salariale de Rs 1000 qui prendra effet à partir de janvier prochain n’est pas, selon l’opposition parlementaire, suffisante pour aider les foyers à faire face à l’inflation. Le leader de l’opposition et du PMSD, Xavier-Luc Duval, a même mis en garde contre la dégringolade de la roupie dans les mois à venir.

- Publicité -

Avec une compensation salariale qui revient à Rs 30 par jour dans un contexte où l’inflation officielle est de 10,7%, la population, affirme Xavier-Luc Duval, leader de l’opposition et du PMSD, risque de s’appauvrir davantage en 2023. « La quasi majorité des Mauriciens vont s’appauvrir l’année prochaine », insiste Xavier-Luc Duval en comparant le taux d’inflation de certains États insulaires de la région, entre autres, à celui de Maurice. Les Maldives 2,94%, les Seychelles 2,92%, Trinidad 6%, Singapour 6.7%, la Barbade 6.5% … Maurice, explique le leader de l’opposition, connaît une inflation élevée à cause de la dépréciation de la roupie. Et ce, depuis les dernières élections de 2014, avec pour conséquence « un effet dévastateur sur le pouvoir d’achat des Mauriciens. »

Xavier-Luc Duval est d’avis que la roupie va continuer à dégringoler dans les mois à venir. « Une des raisons, relève-t-il, est la faiblesse du balance sheet de la Banque de Maurice. » Les réserves de la banque ont baissé par $ 2 millions depuis le début de 2022. Le prix de l’essence, qui reste élevé à Maurice, ajoute-t-il, a également contribué à la situation inédite de l’inflation. Il en est de même pour le taux d’intérêt (Repo Rate) qui a presque doublé, passant de 2,5 % à 4% cette année. « Si ou dwa enn milion roupi zordi, ou lintere pou ogmante par de mil roupi par mwa », relève le leader de l’opposition.

Rodrigues : aide urgente

C’est dans ce contexte économique alarmant que Xavier-Luc Duval a, au nom de la plateforme de l’opposition, lancé un appel au gouvernement pour ne pas abolir la CSG Income Allowance en juin 2023. « Nous faisons une requête spéciale au gouvernement : n’abolissez pas la CSG Income Allowance de Rs 1 000. Il faut étendre la période, sinon il y aura un effet désastreux sur la population: elle s’appauvrira », plaide Xavier-Luc Duval.
Le leader de l’opposition a adressé une autre requête au gouvernement mauricien afin de venir en aide aux Rodriguais par rapport à la situation critique de l’eau dans l’île. « Nous demandons une aide urgente, car les stations de dessalement d’eau ne fonctionnent qu’à 40%.  », déclare Xavier-Luc Duval. Par ailleurs, il a critiqué au passage le ministre du Commerce, Sudhir Maudhoo, lequel n’était pas, dit-il, au courant de la gravité de la pénurie qui sévit actuellement à Rodrigues.

« Il est inconcevable que le ministre ne sache pas qu’il y ait une pénurie à Rodrigues. Il a fallu poser une PNQ au Parlement pour qu’il reconnaisse la pénurie grave de l’eau à Rodrigues. Fode enn PNQ vini pou li aksepte e rekonet ki ena peniri grav. »

Autre demande à l’agenda du leader de l’opposition et du PMSD : la refonte des critères d’éligibilité pour la pension des invalides. « Bann dimounn, an gran nomb par milie, ki pa merite, pe tous pansion invalid. Bann ki merite pa pe kapav tous zot pansion », déclare Xavier-Luc Duval.

Coup de pouce aux PME sans distinction

Quant à Paul Bérenger, leader du MMM, il a exprimé sa déception à l’effet que les retraités ont été exclus de la compensation de Rs 1 000. Cependant, il a aussi prévenu sur les difficultés que rencontreront les PME pour respecter le paiement de la compensation à leurs employés en janvier 2023. « Le gouvernement a dit qu’il viendra en aide aux PME. Mais la façon de procéder, à travers la MRA, comme cela a été annoncé au Conseil des ministres, est inacceptable », avance Paul Bérenger. La MRA, explique-t-il, aura la prérogative de procéder au cas par cas.

« Ce sera la porte ouverte à toutes sortes d’abus et de favoritisme. MRA enn biro gouvernman, li pran lord ar li ! » La plateforme de l’Espoir, dit-il, demande que le gouvernement donne un coup de pouce à toutes les PME ou « gazet tou non bann SMEs ki gagn konpansasion ». Et d’ajouter : « Pa kapav fer li an katimini ! »

Paul Bérenger a demandé à la police d’accorder un « fair treatment » à l’activiste Bruneau Laurette. Le leader du MMM s’est aussi interrogé sur la tenue d’une rencontre entre Londres et Maurice sur la question des Chagos, et ce, après la publication, non démentie, d’un article de presse sur le départ d’une délégation mauricienne vers la Grande-Bretagne, en ce sens. Le Premier ministre, dit-il, qui partira en mission aux États-Unis dans le cadre du sommet des chefs d’État africains, doit ouvrir des négociations avec Washington pour déterminer la nature du bail qui sera accordé à Maurice, le montant des arrérages à compter de 1965, entre autres.

« Il a osé se comparer à Jeewoolall… »

De son côté, le leader du Rassemblement Mauricien, Nando Bodha, a jugé « ridicule » la démarche du Speaker au Parlement, Sooroojdev Phokeer, de justifier sa nomination par l’amendement de 1996 sur la fonction qu’il occupe. Même si Nando Bodha ne remet pas en question cet amendement, cependant, il déplore « la connivence » entre le Speaker et le Leader of the House. « Nou bizin ena enn Speaker ki ena prestiz, fairness, decorum, pou ki demokrasi fonksione kan ena deba dan Parlman. Nou tou kone ki Pravind Jugnauth inn servi sa kloz-la pou kontrol Parlman. Speaker pa kapav fer narye san ki Leader of the House pa dakor avek li », déclare Nando Bodha. À ce propos, Paul Bérenger a ajouté : « Il (ndlr : Sooroojdev Phokeer) a osé se comparer à Jeewoolall, Ramnah, Prayag et Peeroo, tous des speakers qui ont fait honneur au Parlement. »

Nando Bodha a aussi commenté la grève de la faim menée par Nishal Joyram et a dénoncé l’indifférence du gouvernement à l’égard de l’action de l’enseignant. Il a également déploré l’absence du public lors de l’ouverture et la fermeture des prochains Jeux de la CJSOI.

- Publicité -
EN CONTINU

l'édition du jour