À l’heure des déclarations ministérielles au parlement, Kalpana Koonjoo-Shah, la ministre de l’Égalité des genres et de la Protection des enfants, a parlé du décès survenu le 12 novembre du petit Ayaan, battu à mort par ses parents. La ministre a alors annoncé des peines « beaucoup plus sévères » dans le cas de meurtre d’enfants et pour tout autre type de maltraitance à l’encontre d’un enfant.

Elle a ainsi proposé des amendements au Children’s Bill qu’elle a présentés hier en première lecture. « In fact I am proposing that sentence to be made harsher for an act or omission that is murder or manslaughter or serious harm ». Et selon la ministre, le projet de loi met aussi l’accent sur la “legal obligation” de tout citoyen de rapporter à la police tout cas de maltraitance envers des enfants en vue d’une assistance immédiate.

En évoquant les circonstances tragiques ayant conduit à la mort de l’enfant de deux ans à partir d’informations obtenues de la police, la ministre a affirmé, hier au Parlement, qu’à « aucun moment, avant que ne survienne cette tragédie, mon ministère n’avait été informé de mauvais traitements contre le petit Ayaan ». Elle ajoute : « Prior to that tragedy, no case of ill treatment against the late minor was reported to my ministry. »

Toutefois, a-t-elle poursuivi, selon une plainte logée par la tante maternelle de l’enfant au poste de police de Midlands, dans la soirée du 13 novembre, « the child used to be physically assaulted » par sa mère et par le compagnon de cette dernière. « The very people who should be providing care, security and love to their kids are commiting abuse and ill-treatment and unfortunately in this case this leading to the death of an innocent and helpless child », dit-elle.

La ministre de la Protection des Enfants a insisté sur la responsabilité et le devoir de tout citoyen de rapporter à la police ou à son ministère tout cas de maltraitance à l’encontre des enfants pour éviter toute tragédie comme celle qui est survenue le 12 novembre dernier à Midlands. « Et, dans ce cas particulier, l’enfant aurait pu être sauvé, car il apparaît que les Close Relatives étaient au courant des conditions de mauvais traitements qu’il subissait. Malheureusement, ils ne l’ont pas rapporté plus tôt. It is unfortunately too late for baby Ayaan. »

Par rapport à cette question du devoir des citoyens de mettre les autorités au courant de tout cas de maltraitance à l’égard d’un enfant, la ministre de la Protection des Enfants a relevé que, valeur du jour, « only some professionals dealing with children have a legal duty to report cases of children in distress or ill-treatment ». Elle a poursuivi en disant que le Children’s Bill, qui sera débattu très bientôt, remédiera à cette lacune. « The children’s bill lays responsibility of reportig on each and everyone of us who is aware of a case of a child in distress or ill-treatment. It is will thus become a legal obligation to report the matter to the police for immediate support and assistance to the child in distress. »