Capture d'écran via Facebook

“Le Premier ministre est enfermé dans un cercle. C’est un pouvoir cadenassé  deux ou trois personnes prennent des décisions”. Dans un message-vidéo publié sur sa page Facebook, ce dimanche 7 février dans le sillage de sa démission comme membre du MSM et ministre des Affaires étrangères, Nando Bodha soutient qu’après 25 ans dans l’arène politique, son départ constitue « une des plus grandes décisions de ma carrière ».

Il indique que cette démarche découle d’un sentiment de “sincérité” et non d’une ambition personnelle, ou encore « parski dimounn pe inflians mwa », dit-il.

L’ancien secrétaire-général du MSM parle de “dysfonctionnement du gouvernement”, qualifiant la situation actuelle dans le pays de « grave ».

« Avek premye minis, plizir fwa mo’nn sey dir li ki pei pa pe mars kouma bizin marse », ajoute-t-il, avant de déplorer qu’il y a un dysfonctionnement au sein du MSM.

Revenant sur les propos tenus par son ancien mentor, Anerood Jugnauth, qui n’a pas manqué de se montrer virulent envers sa décision —  la qualifiant, sur une radio privée, de « traitre » avant d’ajouter que « les gens sincères et honnêtes n’agissent pas comme ça »— Nando Bodha a dit comprendre les dires de celui-ci et réitère son respect pour le père de Pravind Jugnauth. “Mo konpran kifer li finn dir seki li finn dir », a-t-il soutenu.

Il se dit d’avis que la population mauricienne est désormais “en avance sur ses valeurs, ses aspirations” ainsi que les solutions souhaitées aux problèmes sociaux. « Nous devons prendre en compte tout cela ».

À la fin de son message, Nando Bodha annonce un projet de société qu’il compte mettre sur pied, pour par la suite le présenter à d’autres leaders politiques, syndicaux et à la société civile, « ki rasanble nou ».

Pour rappel, Anerood Jugnauth avait déclaré : « Je considère, après ce qu’il a fait, qu’il est un traître. Normalement, les gens sincères et honnêtes n’agissent pas comme ça. Il m’a informé qu’il allait solliciter un rendez-vous avec moi pour m’expliquer. Mais s’il y avait quelque chose à expliquer, il fallait le faire avant. Mo pa le trouv so figir, mo pa pou donn li randevou, mo pa pou resevwar li se mwa »