Le leader de l’opposition, Arvind Boolell, a révélé des détails sur le présumé intermédiaire qui serait intervenu auprès d’officiels mauriciens, soupçonnés d’avoir reçu des pots-de-vin dans le cadre du St-Louis Gate.

Lors d’un point de presse durant la pause des travaux parlementaires, Arvind Boolell a fait état de la « proximité » entre l’intermédiaire présumé et le DPM et ministre de l’Energie, Ivan Collendavelloo, qui se retrouve dans une situation délicate avec ce scandale allégué.

« Cette personne est un sous-contracteur », a déclaré Arvind Boolell sur le présumé intermédiaire. Il aurait « 30 arpents de terres » situés à « Pilot, Les Salines, Tamarin », a ajouté le leader de l’opposition.

Selon lui, le présumé intermédiaire n’aurait « pas payé » durant plusieurs années la location pour ces terres.

« Le ministre était au courant ».

Par ailleurs, le leader de l’opposition a réclamé la démission du Chairman du CEB, Seety Naidoo, membre du ML d’Ivan Collendavelloo et colistier de ce dernier. Arvind Boolell a également fait mention d’un scandale présumé à Madagascar, qui impliquerait selon lui Seety Naidoo.

De plus, le leader de l’opposition a souligné la « proximité » alléguée entre Mme Sohun, de l’Independent Review Panel, et le ministre Ivan Collendavelloo. Il a également demandé la démission de cette dernière.

Arvind Boolell a souligné que « le ministre était au courant » du dossier de Burmeister & Wain Scandinavian Contractor (BWSC). Ivan Collendavelloo ayant, dit-il, « signé un certificat d’urgence » afin que ledit dossier soit rapidement accepté.

« Celui qui tire les ficelles c’est monsieur Ivan Collendavelloo », a observé le leader de l’opposition.

« Rs 700 M ».

Arvind Boolell a demandé l’institution d’une commission d’enquête sur le St-Louis Gate. Rappelant que dans les années 90′, le Premier ministre d’alors, Anerood Jugnauth, avait « eu le courage » instituer un Chairman Committee suite au scandale sur les turbines à gaz.

Le leader de l’opposition a relevé le manque à gagner de « Rs 700 M » pour la partie mauricienne en retenant les services de BWSC.

« Si nous devons descendre dans la rue pour manifester devant le CEB (Central Electricity Board), nous le ferons », a-t-il affirmé.

Cette conférence de presse exceptionnelle est intervenue après une Private Notice Question houleuse sur le St-Louis Gate. Lors de laquelle le leader de l’opposition a réclamé une commission d’enquête sur ce scandale présumé.

Pour rappel, la Banque africaine de développement soupçonne, après enquête, qu’une partie des fonds alloués pour le projet de Centrale de Saint Louis, inaugurée par le DPM Ivan Collendavelloo, a été utilisée comme « bribery ».

Ces pots-de-vin auraient permis à BWSC d’obtenir des informations secrètes sur d’autres Bidders ayant répondu à l’appel d’offres lancé pour des travaux à la Centrale de St-Louis. Ce qui aurait favorisé BWSC à obtenir ce contrat.