D’autant que les restrictions de mouvement empêchent ces élus de contacter leurs hommes de loi en vue d’un recours en Cour suprême

Paul Bérenger: «Pas d’excuses, j’en fais une question de principe et de morale»

Les suites à donner à la triple suspension de Paul Bérenger, d’Arvin Boolell et de Rajesh Bhagwan de l’Assemblée nationale sont activement discutées en ce moment au sein de l’opposition, composée du PTr, du MMM et du PMSD, mais aussi avec Roshi Bhadain.

Une des options qui est sérieusement envisagée au MMM notamment, est la démission des trois députés du Parlement pour donner l’occasion au peuple de “sanctionner et le Speaker et le gouvernement”.

Paul Bérenger, à qui Week-End a parlé hier, a fait part de la “révolte et de l’indignation” dans les rangs du MMM après les incidents survenus à l’Assemblée nationale mardi dernier.

Il a déclaré qu’il n’est pas question pour lui de présenter des excuses parce que cela représenterait une caution des “excès” du Speaker Sooroojdev Phokeer. “J’en fais une question de principe et de morale”, a-t-il affirmé.

La démission, qui est une possibilité immédiate et effective et encadrée par la loi sur les délais de la tenue d’une partielle, est d’autant plus envisagée que des restrictions pèsent sur le mouvement des députés qui n’ont le droit de sortir qu’à partir de 6 heures la veille d’une séance du Parlement et, ce, jusqu’à 6 heures le lendemain.

Les élus suspendus ne peuvent ainsi rencontrer leurs hommes de loi en vue de discuter et de peaufiner un éventuel recours à la Cour suprême pour contester cette suspension qu’ils jugent “arbitraire, excessive et attentatoire à leur droit légitime en tant qu’élus du peuple de siéger à l’Assemblée nationale”.

Les trois députés suspendus, Paul Bérenger, Arvin Boolell et Rajesh Bhagwan, ont tous été élus en tête de liste à Rose-Hill/Stanley, Belle Rose/Quatre-Bornes et Beau-Bassin/Petite-Rivière aux dernières élections générales qui se sont tenues le 7 novembre 2019.