Le calme. Cette première journée d’enregistrement des groupes ou alliances souhaitant participer aux élections villageoises du 22 novembre s’est déroulée dans la sérénité. Une poignée de personnes seulement se trouvaient au SSS Vivekananda, à Souillac, vers la mi-journée. Selon le Returning Officer, Keenoo Chandraboss, à 12h50, le centre a enregistre une trentaine de groupes.

A la fin de cette journée, 302 groupes/alliances se sont enregistrés.

Malgré la tranquillité apparente pour l’une des premières étapes avant le Nomination du 31 octobre, les villageois du sud ne se taisent pas quant aux problèmes rencontrés dans leurs localités.

Ainsi, l’on apprend que le village de Bois-Chéri compte, à lui seul, une quinzaine d’équipes de football. Et pourtant, « l’unique terrain de foot » de ce village de 3 300 habitants se trouve « dans un piteux état », regrettent les habitants.

D’ailleurs, s’il pleut, pas moyen d’utiliser cet aire de jeu inondée par l’eau boueuse. Déplorant les appels creux lancés aux autorités, un conseiller de village affirme que « sak tournwa bizin solisit terin Konsey district Savanne ».

Malgré le fait que ce ne soit pas l’heure de pointe, à Chemin Grenier, l’unique route principale est bouchonnée. « Sime sere, pena parking », se plaint un restaurateur du coin.

Chemin-Grenier, selon les natifs du village, n’a connu aucun développement majeur. « Pena bel proze mem isi », observe l’un d’eux. L’initiative du Conseil de district de construire un incinérateur dans la région est unanimement saluée, « parski avan ti bizin al Rose-Belle ».

A Baie-du-Cap, des pêcheurs réunis sur la plage se lamentent de leur sort. « Pena travay ek nepli kone kouma pou fer pou nouri fami », scandent-ils.

Pour beaucoup, ces élections villageoises ne charrie pas d’espoir de développements. Nombre de villageois affirment avoir vu défiler des promesses sans concrétisation. Des paroles vides, disent-ils. L’intérêt qu’ils portent à cet évènement s’est depuis longtemps estompé. D’où le calme de cette première journée.