La nouvelle a créé une onde de choc dimanche soir, lorsque les employés de la clinique Muller ont pris connaissance du fait que deux de leurs collègues avaient été testés positifs à la COVID-19. Cela a été encore plus éprouvant à la nouvelle que la clinique fermait ses portes temporairement.

Hier après-midi, tout le staff ayant travaillé dimanche et ayant été en contact avec la patiente testée positive à la COVID-19, était sur le qui-vive. En isolement chez eux en attendant les résultats des tests PCR effectués et sans doute, l’arrivée des officiers de la Santé pour les mener en centre de quarantaine, l’angoisse et le doute grandissaient au fil des heures.

Certains cédaient à la panique – en particulier ceux qui étaient sûrs d’avoir été directement en contact, et ce à plusieurs reprises, avec l’un ou l’autre des deux employés testés positifs. Beaucoup n’en ont pas dormi de la nuit, raconte un jeune homme. Lui parmi, dit-il, expliquant que c’est la deuxième fois qu’il vit cette angoissante situation. « En novembre dernier, c’était la même expérience, la même peur, les mêmes doutes, les mêmes appréhensions et questions », laisse-t-il entendre.

Avec d’autres collègues il avait été placé en quarantaine après la découverte de deux cas de COVID-19, notamment concernant un patient admis dans l’établissement et de son fils. « Ce n’est pas facile, car nous réalisons que même si nous prenons des précautions, le risque est là », affirme ce jeune homme. Une autre de ses collègues explique qu’elle traine depuis dimanche soir une migraine. « Je ne sais pas si c’est l’angoisse qui fait cela, ou si j’ai la COVID. J’attends qu’on me téléphone pour m’informer. Cette situation est très stressante », dit-elle, songeant aux autres personnes autour d’elle, dont sa famille – qui devra la suivre en quarantaine également.