Le ministre du Transport et du Métro, Alan Ganoo, a défendu bec et ongles la circulation des autobus bondés avec 60 passagers à bord. C’est ce qu’il a répondu au Whip de l’opposition, Patrice Armance, au sujet du non-respect de la distanciation sociale à l’ajournement des travaux de l’Assemblée nationale hier soir.

Patrice Armance invitait le gouvernement à « se ressaisir et à rectifier le coup » sur la décision de laisser circuler les bus remplis de passagers et « de ne pas mettre la santé de la population à risque » alors que la propagation de la COVID-19 est toujours d’actualité. Alan Ganoo a une nouvelle fois réitéré que le gouvernement s’est conformé aux avis des « experts et médecins » au sein du High Level Committee sur le coronavirus et les recommandations techniques soumis aux autorités. Le ministre a soutenu que la décision de laisser opérer les bus remplis est aussi motivée par la situation économique et financière.

Le ministre a rappelé que les fenêtres dans les bus doivent à tout moment rester ouvertes sauf par temps de pluie. « This is sufficient to break the chain of contamination », affirme-t-il. Il a expliqué que la situation financière dans le secteur du transport public a aussi fait pencher la balance en faveur de cette reprise de la circulation des bus sans restriction dans le nombre de passagers à bord. Il a expliqué qu’il y a environ 450 000 usagers de transport public et que s’il fallait diminuer le nombre de passagers par bus, l’on devrait avoir dans les 3 600 bus dans le pays.

Or selon lui, l’on ne compte actuellement que 1800 autobus. Il a aussi ajouté que depuis le premier confinement de l’année dernière, les opérateurs de transport peinent à se relever et récupérer leurs passagers.  « La plupart fonctionne avec 17% de passagers en moins et ils perdent leurs recettes », ajoute-t)il.