Abandon d’enfants : 15 cas recensés en 2025

L’année 2025 a été marquée par une détresse sociale profonde à Maurice, avec un bilan alarmant de 15 cas d’abandon d’enfants. Ce chiffre s’inscrit dans une tendance préoccupante qui s’est intensifiée entre août 2025 et le début de l’année 2026, période durant laquelle quatre nourrissons ont été délaissés dans des conditions particulièrement précaires. Ces actes de désespoir sont souvent liés à la pauvreté, à des grossesses non désirées ou à des ruptures familiales violentes.

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Parmi les incidents les plus marquants de cette série, deux bébés ont été retrouvés dans des sacs à Rose-Hill en fin d’année, tandis qu’un autre a été jeté dans une poubelle à la suite d’un drame familial sanglant impliquant un ressortissant étranger.

Le cas le plus récent, survenu le 6 janvier 2026 à l’hôpital SAJ de Flacq, concerne une petite fille abandonnée dans les sanitaires juste après sa naissance. Bien que l’enfant soit désormais hors de danger grâce à une prise en charge rapide en soins intensifs, ce quinzième cas vient clore une année noire pour la protection de l’enfance.

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Face à cette recrudescence, les autorités et la Child Development Unit (CDU) multiplient les enquêtes pour identifier les parents, comme c’est le cas pour la mère de 23 ans arrêtée à Flacq.

Cette jeune femme, déjà mère et en instance de divorce sous protection judiciaire, illustre la complexité des profils impliqués.

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Ces 15 abandons enregistrés en 2025 poussent aujourd’hui les services sociaux à renforcer la surveillance et l’accompagnement des familles en crise pour éviter que de tels drames ne se reproduisent.

L’abandon d’une fillette à Rose-Hill en août dernier a agi comme un véritable signal d’alarme. Face à ce drame humain, la ministre de l’Égalité des genres et du Bien-être de la famille, Anne Navarre Marie, est montée au créneau pour dénoncer les failles systémiques qui handicapent actuellement la prise en charge des mineurs délaissés à Maurice.

L’un des points les plus critiques soulevés par la ministre concerne le sort des nouveau-nés. Actuellement, le manque de fluidité dans les procédures entraîne des situations aberrantes : des nourrissons, bien que déclarés en bonne santé, restent hospitalisés pendant plusieurs semaines. Ce séjour prolongé en milieu hospitalier n’est pas dû à un besoin médical, mais à une attente prolongée d’orientation vers un shelter adapté. S’agissant des mineurs, ils sont systématiquement placés dans des foyers en attendant leur majorité.

Le gouvernement prévoit d’intégrer à l’Adoption Bill des structures de soutien pour les parents démunis, offrant ainsi une alternative concrète et légale face à la détresse de l’abandon.

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